Golden Retriever

Golden retriever femelle adulte Sally

Bonjour Madame, Monsieur,

Nous n’avons pas de Golden Retriever en prévision, nous nous sommes tournés vers le Golden Doodle.Aussi facile d’éducation que le Golden Retriever et l’intelligence du Caniche avec le « côté » hypoallergénique et absence de perte de poils…
Veuillez trouver ci-dessous quelques informations que nous donnons aux personnes qui souhaitent adopter un chiot Golden Doodle au sein de notre établissement.
Le Golden Doodle n’est pas une race de chiens à proprement dite (LOF), il est le fruit d’un croisement entre 2 races de chiens: Caniche Royal (mâle) x Golden Retriever (femelle). Notre Vétérinaire nous a conseillé de respecter les « gabarits » des chiens.C’est à dire, d’éviter de croiser un Caniche Nain (mâle) avec une Golden Retriever (femelle).On pourrait se retrouver avec un organe venant du Golden Retriever (comme le coeur) dans un gabarit plus petit pour sa descendance, qui pourrait occasionner des troubles cardiaques!?…
C’est pour cela que nous avons choisi notre mâle Caniche Royal mesurant que 45cm au garrot (minimum du standard pour le Royal: LOF) et notre femelle Golden Retriever mesurant 51 cm au garrot.   

Concernant les chiots:

Les femelles sont plus petites que les mâles. Les mâles auront plus tendance à être vers une fourchette: 45/50 cm pour un poids entre 20 et 25kg.  Les femelles feront entre 40/45 cm pour un poids entre 15 et 20kg.   
La robe des chiots varie en fonction des portées. Certaines robes tendent vers l’abricot; d’autres tendent vers le sable.


Nous pouvons assumer l’acheminent de votre chiot à votre domicile par nos soins moyennant un coût de 0.5€/km parcouru (A/R) à compter de notre domicile.
Nous pouvons vous recevoir 7/7j de 14h à 20h sur rdv ou organiser un rdv téléphonique en FaceTime ou WhatsApp.
Nous restons à votre disposition pour tout renseignement.


Bien cordialement.
Frédéric LECOMTE

Apparence

Taille & poids du Golden Retriever

Taille du mâle : de 56 à 61 cm / Taille de la femelle : de 50 à 56

Poids du mâle : de 29 à 34 kg

Taille de la femelle :

Poids de la femelle : de 25 à 32 kg

Le Golden Retriever est un grand chien, puisque les mâles peuvent atteindre – et même légèrement dépasser – les 60 cm de hauteur. Ils sont sensiblement plus grands et plus lourds que les femelles, et s’en différencient également par leur pelage plus dense, leur crinière plus grande et leur tête plus large. Autrement dit, le dimorphisme sexuel est bien marqué chez cette race.

Les mâles comme les femelles atteignent leur gabarit adulte vers 16 mois, mais continuent à gagner légèrement en masse jusqu’à leur deuxième anniversaire.

Morphologie du Golden Retriever

Le Golden Retriever est un chien à l’apparence harmonieuse, mais qui n’en est pas moins puissant. Sa poitrine est profonde et ses épaules sont angulaires. Son dos est bien droit, quasi-parallèle au sol, ce qui facilite ses déplacements.

Pattes du Golden Retriever

Les pattes avant du Golden Retriever sont bien droites. Quant aux pattes arrière, elles sont puissantes et musclées.

Les pieds sont de taille moyenne, arrondis, compacts et touffus. Ils sont en outre palmés, ce qui lui permet de se déplacer dans l’eau avec facilité.

Queue du Golden Retriever

Le Golden Retriever possède une queue assez longue, épaisse et musclée à sa base, qui suit la ligne naturelle de la croupe, sans s’enrouler à l’extrémité. Elle arbore des poils longs et plumeux, d’une plus grande épaisseur que ceux du reste du corps.

Tête du Golden Retriever

La tête du Golden Retriever repose sur un cou solide et relativement long, et est dominée par un crâne large. Le museaul’est également, et dans l’idéal sa longueur doit être égale à la moitié de celle de la tête. Il se termine par une truffe de couleur noire, qui domine une bouche forte et articulée en ciseaux. 

Quant aux oreilles, elles sont de taille moyenne et attachées au niveau des yeux. Elles retombent sur les côtés de sa tête.

Yeux du Golden Retriever

Les yeux du Golden Retriever sont doux et inquisiteurs. Ils sont bien écartés, de taille moyenne et de couleur marron foncé, tirant sur le noir aux extrémités.

Pelage du Golden Retriever

Le Golden Retriever possède un pelage à double couche.
Le sous-poil est épais, dense et imperméable à l’eau.
Le poil de couverture est bien couché sur le corps, sans être bouffant. Il ne doit être ni trop soyeux, ni trop grossier. Il peut néanmoins être droit ou ondulé.
La quantité de poils est modérée au niveau des membres antérieurs et du dessous du corps. Elle est plus conséquente au niveau du poitrail, à l’arrière des cuisses et sur la partie inférieure de la queue.

Couleurs de robe du Golden Retriever

La robe du Golden Retriever est le plus souvent dorée (d’où le nom de la race), et trois nuances sont possibles : doré clair, doré simple ou doré plus sombre. Toutefois, certains spécimens européens arborent un pelage tirant sur le blanc.

Il existe aussi des Golden Retriever de couleur crème : cette couleur est acceptée notamment par le Kennel Club britannique et la Fédération Canine Internationale (ainsi donc que la centaine d’organismes nationaux qui en sont membres, dont ceux de la France, la Belgique et la Suisse), mais d’autres organismes la refusent – c’est le cas notamment de l’American Kennel Club (AKC) et du Club Canadien (CCC).

Dans tous les cas, le poil entre les pattes et sous le ventre est généralement plus clair que le reste de la robe, même si la différence est moins flagrante sur un pelage crème.

Standard du Golden Retriever

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu’un Golden Retriever doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

Variétés

Le Golden Retriever est une des races les plus populaires au monde, et de nombreux élevages existent aux quatre coins du globe.

Toutefois, son apparence – et donc son standard – diverge légèrement d’un endroit à l’autre, si bien qu’on peut distinguer trois types : l’anglais (plus fréquent en Europe et en Australie), le canadien (assez rare) et l’américain (principalement présent aux États-Unis). Les différences se situent au niveau de la morphologie et de la couleur de robe.

Les Golden américains et canadiens possèdent une carrure identique et sont globalement très proches, mais le pelage des premiers est plus fin que celui des seconds. En outre, leur robe présente des nuances plus foncées. Quant aux Golden Retriever britanniques, ils sont plus trapus que les deux autres types et présentent une robe de couleur plus claire, tirant sur le doré clair ou le crème. En effet, alors que l’American Kennel Club (AKC) et le Club Canin Canadien (CCC) n’acceptent que les nuances de doré, le Kennel Club (KC) britannique reconnaît également la couleur crème.

En tout cas, les différences entre les différents types de Golden Retriever se cantonnent à l’aspect physique. Le tempérament du chien reste le même : enjoué et amical.

Par ailleurs, depuis 2003, il existe aussi des « mini » Golden Retrievers, issus de croisements entre un Golden Retriever et un Caniche Nain ou un Golden Retriever et un Cocker – cette dernière option étant toutefois moins fréquente, car le tempérament des spécimens obtenus est assez aléatoire. Dans tous les cas, l’objectif est de créer des chiens plus petits, en meilleure santé et perdant moins de poils. Ils ont toutefois une apparence assez irrégulière, et suscitent encore des réserves.

Histoire

Genèse du Golden Retriever

L’histoire du Golden Retriever débute au 19ème siècle en Angleterre avec Dudley Coutts Marjoribanks (1820-1894), le second fils d’un banquier écossais prospère, qui se passionna dès l’adolescence pour l’élevage des chiens. A cette époque, cette pratique était considérée comme un passe-temps réservé à des personnes aisées et socialement en vue.

Héritant d’une fortune substantielle de son père, Marjoribanks investit dans plusieurs entreprises qui contribuèrent à l’enrichir et à faire de lui un homme respecté dans la haute société anglaise. Bien que sa résidence principale fût à Londres, il acheta également un imposant manoir dans la campagne écossaise. Nommée Guisachan, cette propriété de quinze chambres était entourée d’une forêt et d’un vaste terrain pour la chasse au cerf. Après avoir été fait baron en 1881, Marjoribanks, qui devint Lord Tweedmouth, fut membre à part entière de l’aristocratie britannique : cela renforça sa légitimité pour développer un élevage canin.

Lors d’un voyage avec son fils à Brighton en 1865, il acheta un chien au pelage ondulé et doré, répondant au nom de Nous et dont les parents avaient le poil noir. A cette époque, cette nuance sombre était la seule acceptée dans les portées de la noblesse : quelle que soit la race ou le type de chien, les chiots d’autres teintes étaient écartés. C’est donc auprès d’un roturier que Marjoribanks fit l’acquisition de Nous. Trois ans après, il le fit s’accoupler avec une femelle du nom de Belle, une Tweed Water Spaniel. Aujourd’hui disparue, cette race avait une apparence proche de celle de l’Irish Water Spaniel, et ses représentants étaient de couleur foie. Avec cette reproduction, l’objectif de Marjoribanks était de créer un chien de chasse robuste, capable de prouesses tant sur terre que dans l’eau, et apte à s’attaquer aussi bien à du petit gibier (oiseau sauvage, lièvre…) qu’à un cervidé.

De cette union naquirent en 1868 des premiers chiots dorés : on considère qu’il s’agit là de la première portée de la race. Les chiots obtenus – ainsi que les suivants – ne furent pas dispersés et cédés au tout-venant. En effet, Marjoribanks préférait les offrir en toute discrétion à des membres de sa famille et à des amis proches, considérant ces chiens comme les compagnons de chasse idéaux du parfait gentleman. De 1868 à 1889, Marjoribanks effectua divers accouplements de ses chiens dorés avec des Setters roux et des retrievers de différentes couleurs, prenant soin de consigner à chaque fois ses travaux dans un livre d’élevage. Il y écrivit ses dernières remarques en 1890.

A sa mort, son fils Edward (1849-1909) poursuivit l’élevage de chiens au pelage doré, jusqu’à la vente de la propriété de Guisachan en 1905 à un certain Lord Portsmouth. Ce dernier l’utilisa comme simple lieu de villégiature, sans perpétuer le travail d’élevage.

Cela n’empêcha pas la race de continue à se développer, car d’autres personnes avaient pris le relais.  Les chiens dorés furent exposés au grand public pour la première fois en 1908 à l’occasion d’une exposition canine organisée par le Kennel Club (KC), l’organisme cynologique de référence de Grande-Bretagne. Cinq ans plus tard, en 1913, il les reconnut officiellement comme une race à part entière, sous la dénomination de Flat Coat (« cheveux plats ») ou Golden (« doré »). En 1920, celle-ci se vit octroyer le nom qui est encore le sien de nos jours : Golden Retriever.

Diffusion du Golden Retriever dans son pays d’origine

Suite à la première présentation de chiens dorés au grand public en 1908, de nombreuses personnes voulurent en posséder. Parmi elles, une passionnée du nom de Winifred Charlesworth acquit son premier spécimen en 1910 et joua un rôle important dans leur promotion. Elle fut en effet une des fondatrices et la première présidente du Golden Retriever Club, créé en 1911 et premier club de race à leur être consacré. Elle fit en outre campagne auprès du Kennel Club pour que celui-ci reconnaisse la race, ce qui finit par arriver en 1913.

Même s’il ne s’appelait alors pas encore ainsi, le Golden vit de ce fait s’ouvrir les portes des expositions canines, ces concours de beauté réservés aux chiens de race. Plusieurs de ses représentants ne tardèrent d’ailleurs pas à se distinguer dans ces évènements.

Comme celui de la plupart des autres races, le développement du Golden Retriever fut perturbé par la Première Guerre Mondiale. Néanmoins, il sut générer suffisamment d’engouement pour que sa diffusion reprenne de plus belle une fois les hostilités terminées, tant au Royaume-Uni qu’à l’étranger.

Diffusion internationale du Golden Retriever

C’est à Archie, le plus jeune fils de Marjoribanks, que l’on doit la diffusion initiale du Golden Retriever aux États-Unis. Il emmena en effet en 1882 deux chiens dorés au Rocking Chair Ranch, le domaine que la famille possédait au Texas : un mâle du nom de Sol et une femelle du nom de Lady.

Il organisa alors des accouplements entre chiens dorés et setter rouges, ce qui expliquerait la nuance plus foncée du pelage chez les Golden dits américains. Les individus issus de ces reproductions successives constituaient une population suffisamment harmonisée pour que l’American Kennel Club (AKC) reconnaisse la race en 1925. L’autre organisme de référence du pays, le United Kennel Club (UKC), attendit quant à lui 1956 pour en faire de même.

Si Sol mourut au Texas, il n’en fut pas de même pour Lady, qui accompagna Archie au Canada en 1883. Ce dernier s’installa à Coldstream Ranch chez son beau-frère, le gouverneur Lord Aberdeen, et y développa là aussi la race grâce à des reproductions avec des chiens locaux – en l’occurrence, des retrievers. Il finit par rentrer en Angleterre avec Lady en 1895, mais son travail permit au Golden Retriever de prendre pied au Canada. Ce dernier fut d’ailleurs reconnu par le Club Canin Canadien (CKC) en 1927.

En France, le Golden fut introduit dans les années 20 par le comte Jean de Bonvouloir, et fut présenté pour la première fois au public lors d’une exposition canine organisée à Paris en 1925. Quelques années plus tard, en 1929, la race fut reconnue à part entière : ses représentants commencèrent ainsi à être inscrits au Livre des Origines Français (LOF).

Quant à la Fédération Cynologique Internationale (FCI), elle reconnut officiellement le Golden Retriever en 1954. C’est un tournant important, car une centaine d’organismes nationaux en sont membres – dont ceux de la France (la Société Centrale Canine, ou SCC), la Belgique (la Société Royale Saint-Hubert, ou SRSH) et la Suisse (la Société Cynologique Suisse, ou SCS). Dès lors que la FCI reconnaît une race, ils sont davantage enclins à le faire eux aussi – s’ils ne la reconnaissaient pas déjà.

Caractère

Proximité avec ses maîtres du Golden Retriever

Très proche de ses maîtres, le Golden Retriever adore les interactions avec les siens, car elles lui permettent à la fois de se dépenser et de satisfaire son besoin d’être à leur contact.

Il est donc généralement toujours partant pour partager avec eux des activitésludiques (par exemple rapporter un objet qu’on lui lance), des promenades régulières ou encore des moments de tendresse .

Capacité du Golden Retriever à supporter la solitude

Pour être totalement épanoui, le Golden Retriever a besoin de la présence des siens. Il supporte très mal la solitude : le laisser seul pendant une longue période peut le rendre malheureux et l’amener à commettre des dégâts à la maison, à la fois pour passer le temps et pour évacuer son stress.

Lui faire partager son foyer avec un petit compagnon canin ou félin est un bon moyen de rendre les absences de ses maîtres moins pénibles pour lui, mais celles-ci doivent dans tous les cas rester limitées en nombre et en durée.

Entente du Golden Retriever avec les enfants

Le Golden Retriever est un grand ami des enfants, appréciant aussi bien ceux qui appartiennent à son cercle familial que ceux qui n’en font pas partie. Il s’adapte parfaitement à leur curiosité et leur gaucherie, sous réserve d’avoir été bien socialisé.

Néanmoins, il est important de ne jamais le laisser sans surveillance avec un tout-petit. En effet, celui-ci pourrait involontairement se montrer maladroit à son encontre, voire lui faire mal ou lui faire peur : dans tous les cas, il y a un risque de réaction un peu vive, et donc d’accident. Du reste, qu’il se comporte ainsi en réaction à ce qu’il perçoit comme une agression ou simplement par excitation, un Golden Retriever un peu agité peut facilement renverser un jeune enfant, et ce faisant le blesser. Pour le bien-être et la sécurité de l’un comme de l’autre, mieux vaut donc surveiller constamment leurs interactions.

D’ailleurs, dès que leur âge le permet, il est important d’apprendre aux plus jeunes comment se comporter en présence d’un chien et interagir respectueusement avec lui. En particulier, connaître ses besoins fondamentaux et comprendre son langage corporel est essentiel pour que règne un climat de cohabitation respectueuse au sein de la famille.

À l’inverse, le fait que ce chien soit très joueur est évidemment une bonne chose pour les enfants, mais un travail de pédagogie est également nécessaire le concernant afin qu’il fasse bien la distinction entre ses jouets et ceux de ces derniers, de manière à éviter toute rivalité inutile et de possibles accidents.

Entente du Golden Retriever avec les inconnus

Le Golden Retriever est un vrai comique et ne vit que pour le jeu. En outre, il est généralement doux et gentil, ne rêvant que de plaire à tout le monde. Prêt à tout pour attirer l’attention, il se montre câlin avec tous, même les étrangers : pour lui, tout nouvel humain dont il fait la connaissance est un partenaire d’amusement supplémentaire.

Autant dire que faire de nouvelles rencontres au gré de ses sorties est pour lui un plaisir, voire nécessaire à son bien-être mental.

Instinct protecteur du Golden Retriever

Le Golden Retriever est jovial et facile à aborder, tant il adore faire plaisir à tous ceux qu’il croise. Toutefois, s’il est indéniablement peu farouche, il est aussi protecteur envers ses maîtres. Il peut ainsi aboyer à l’approche d’un intrus près de sa propriété, tout en agitant joyeusement la queue. Dans le cas d’un danger imminent, il ne manque pas d’émettre des grognements persistants pour avertir ses maîtres. En outre, sa loyauté fait qu’il n’hésite pas à se placer entre eux et la menace : personne qu’il perçoit comme un agresseur, bête sauvage…

Tempérament dominant du Golden Retriever

Le Golden Retriever prend sans aucun problème la place de dominé, sous réserve que ses maîtres soient un tant soit peu en mesure de s’affirmer. Le risque qu’il se montre excité et indiscipliné existe surtout quand il est encore jeune, surtout si on ne sait pas lui fixer des règles claires et cohérentes.

Obéissance du Golden Retriever

Dès lors qu’il a été correctement éduqué, le Golden Retriever ne demande qu’à faire plaisir à ses maîtres, et se montre des plus obéissants.

Pour que ce soit effectivement le cas, et donc pour qu’il soit un compagnon calme et agréable à vivre, il est nécessaire de débuter son éducation dès son plus jeune âge afin d’atténuer son tempérament exalté et rebelle. C’est crucial pour une cohabitation harmonieuse tout au long des années qui suivent : par conséquent, si on manque d’expérience ou d’assurance, il ne faut pas hésiter à solliciter l’aide d’un éducateur canin professionnel.

Besoin d’exercice du Golden Retriever

Comme pour n’importe quelle race, le besoin d’exercice d’un Golden Retriever dépend de son âge, de son poids et de sa santé.

Un adulte en bonne condition physique doit pouvoir se dépenser au moins une heure et demie par jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. Il est néanmoins capable de bien plus :  le Golden est endurant et peut parfaitement gambader dehors des journées entières si ses maîtres lui en donnent l’opportunité. 

Dans le cas d’un chiot, la barre doit être fixée moins haut à la fois en termes de durée et d’intensité des efforts, ne serait-ce que du fait de sa fragilité et de sa moindre endurance.

De l’autre côté de la pyramide des âges, un Golden âgé de 8 ans ou plus a moins d’énergie mais apprécie toujours les promenades, même si elles sont plus courtes et plus lentes.

En tout état de cause, dès lors qu’un chien n’est pas suffisamment en mesure de se dépenser, il risque de développer divers troubles du comportement et devenir difficile à vivre : destruction d’objets, agressivité, aboiements excessifs, agitation nocturne…

Activités recommandées pour un Golden Retriever

Le Golden Retriever est un animal actif, toujours prêt à se lancer dans toutes sortes d’activités.

Cela inclut bien sûr les simples promenades : qu’elles durent quelques dizaines de minutes ou plusieurs heures, il est généralement toujours ravi de voir du pays – et éventuellement du monde.

Elles peuvent être l’occasion de lui lancer des objets et lui demander de les rapporter : comme il est très joueur et a été créé initialement pour le rapport à la chasse, ce genre de jeux ne manquent jamais de l’émoustiller.

Plus généralement, le faire courir s’avère idéal pour développer son endurance et épuiser son énergie. Que ce soit durant une séance de jogging, derrière un vélo ou sur un tapis d’entraînement, il apprécie ces moments passés avec son maître.

Mettre à l’épreuve son agilité est un autre moyen judicieux de le divertir. On peut le faire par exemple à travers du discdog, du flyball ou encore du saut d’obstacles. Il est d’ailleurs tout à fait possible de le faire concourir dans toutes sortes de compétitions de sport canin.

Le travail sur les odeurs est également très adapté pour lui, et aide à ce qu’il ait « une tête saine dans un corps sain ».

Enfin, avec son pelage double couche, le Golden est parfaitement à l’aise en milieu aquatique – et justement, il adore nager. Il s’épanouit aussi bien dans les larges plans d’eau (lacs, étangs, rivières ou ruisseaux à faible courant) que dans une piscine ou une pataugeoire installée dans le jardin. Il accompagne aussi avec joie ses maîtres dans leurs activités nautiques, comme le paddle ou le kayak. Enfin, on peut aussi par exemple lui faire faire du dock diving.

Ainsi, ce n’est pas le choix qui manque pour occuper un Golden Retriever, et ce faisant satisfaire son besoin de stimulation physique et intellectuelle. C’est une bonne chose, car ce dernier est conséquent.

Capacité de travail du Golden Retriever

Le Golden Retriever fut développé initialement pour rapporter le gibier, seul ou avec des congénères. Il continue de nos jours d’exceller pour cet usage. Du reste, si son maître pratique cette activité en compagnie d’autres chasseurs, il entretient généralement de bonnes relations tant avec ces derniers qu’avec leurs compagnons.

Pour autant, les usages du chien se sont largement diversifiés depuis le 19ème siècle. Le Golden s’inscrit clairement dans cette tendance : comme il est intelligent et assez facile à éduquer, il est possible de le former à toutes sortes de tâches.

Ainsi, sa capacité de travail héritée de son usage initial comme rapporteur de gibier est aujourd’hui mise au service de l’Homme dans de nombreux autres rôles : assister des personnes handicapées, soutenir des personnes fragiles dans le cadre de séances de zoothérapie, rechercher des disparus (sur terre et dans l’eau), détecter des explosifs ou des substances illicites…

Risque de fugue du Golden Retriever

Le Golden Retriever s’attache généralement beaucoup à sa famille, et n’a donc normalement aucune velléité de fuite.

Il peut toutefois avoir envie de prendre le large dans certaines situations particulières : s’il n’est pas assez stimulé et s’ennuie, s’il souffre d’angoisse de séparation, ou encore si l’ambiance familiale est tendue au point de lui faire peur.

Dans de rares cas, il peut aussi être tenté de se lancer à la poursuite d’une proie qui passerait près de lui ou de suivre une odeur alléchante de nourriture.

En outre, une femelle en chaleur peut partir à la recherche d’un partenaire avec qui se reproduire. À l’inverse, un mâle non stérilisé peut quitter son territoire afin de se mettre en quête d’une compagne.

Par conséquent, une certaine prudence reste de mise.

Si l’on dispose d’un jardin, celle-ci impose d’installer une clôture, pour éviter toute mauvaise surprise.

Concernant les sorties, ce serait dommage de le tenir systématiquement en laisse, lui qui a tant besoin de se dépenser pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. L’idéal est donc de le laisser gambader librement dans les endroits où cela est permis et sans danger (pour lui ainsi que pour les autres animaux), mais de l’équiper d’un collier GPS. Ainsi, on peut à tout moment savoir où il est et le retrouver facilement s’il s’éloigne un peu trop.

Risque de dégâts d’un Golden Retriever

Le Golden Retriever est une boule d’affection… mais aussi d’énergie. Par conséquent, même s’il est minime, le risque qu’il commette des dégâts n’est jamais nul – en particulier si le logement est assez encombré.

En prendre soin au mieux permet normalement d’éviter toute destruction volontaire. Cela suppose de veiller à le nourrir correctement, à suivre de près sa santé, à lui offrir de l’attention et de l’affection, à lui permettre de se dépenser suffisamment mais aussi à le stimuler intellectuellement, notamment via la rencontre de toutes sortes de personnes et de congénères – voire de représentants d’autres espèces.

Il faut aussi savoir qu’il a tendance à creuser des trous, et n’est donc pas forcément recommandé pour les personnes passionnées de jardinage ou qui tiennent beaucoup à ce que leur jardin soit irréprochable. Néanmoins, il est possible de lui réserver un endroit où il peut s’en donner à cœur joie et lui apprendre à ne pas le faire ailleurs.

Niveau sonore du Golden Retriever

Le Golden Retriever est un chien plutôt discret, mais il n’hésite pas à aboyer si le besoin s’en fait sentir. C’est le cas notamment à l’approche d’un étranger, de manière à prévenir ses maîtres. Il peut aussi le faire simplement pour attirer l’attention quand il se sent délaissé et aimerait qu’on s’occupe de lui.

Adaptation au changement du Golden Retriever

Le Golden Retriever aime passer du temps avec les membres de sa famille, aussi bien à la maison qu’en dehors.

Il apprécie de les suivre dans leurs escapades, que ce soit le temps d’un week-end ou d’une poignée de jours de vacances. Cela lui permet de découvrir de nouvelles odeurs, d’explorer de nouveaux endroits et éventuellement de vivre de nouvelles expériences, tout en étant auprès des siens. Dès lors que les conditions sont remplies pour que ses besoins soient satisfaits et qu’il soit en sécurité, il ne faut donc pas hésiter à l’emmener : s’éloigner brièvement de son domicile ne devrait alors pas le déranger outre mesure.

En revanche, il peut être perturbé par un déménagement. Le jour J, mieux vaut le tenir éloigné de toute l’effervescence des allées et venues, idéalement en le confiant à un proche qu’il connaît bien. Par ailleurs, comme il est important pour lui d’évoluer dans un environnement familier, il est recommandé de lui faire découvrir sa nouvelle maison en amont, en l’emmenant la visiter et découvrir les environs. Enfin, lors de l’emménagement, il est important de mettre immédiatement à sa disposition tous les objets participant à son confort routinier : jouets, doudous, panier… Cela l’aide à trouver rapidement ses marques.

De la même manière, il est recommandé d’emporter certains de ses objets (ou au moins ses jouets préférés) lors d’un séjour prolongé en dehors de son domicile – par exemple au cours des vacances.

Concernant l’arrivée d’un nouveau membre humain ou animal dans sa famille, il a toutes les chances d’accueillir celui-ci avec joie, dès lors que trois conditions sont remplies. En premier lieu, il doit pouvoir garder sa routine habituelle (sorties et autres activités, horaires de repas…) ainsi que sa relation avec son maître – et notamment continuer à recevoir une bonne dose de tendresse de la part de ce dernier. Ensuite, son espace personnel doit être préservé. Enfin, il est nécessaire évidemment que le nouveau venu se comporte respectueusement à son égard.

Finalement, il convient d’avoir en tête que le Golden a une capacité d’empathie qui lui permet de créer un lien très fort avec ses maîtres : quelle que soit la situation, l’essentiel pour lui est que celui-ci soit préservé. Dès lors que c’est le cas, il y a de grandes chances que tout se passe bien.

En revanche, cela implique qu’un changement de propriétaire est difficile à vivre pour lui, d’autant que cela bouleverse aussi ses repères et ses habitudes. Il a alors besoin de temps, mais aussi et surtout de beaucoup d’attention et patience de la part de ses nouveaux maîtres pour finir par s’adapter à cette nouvelle vie.

Entente du Golden Retriever avec les autres chiens

Le Golden Retriever supporte mal les absences de ses maîtres, mais lui faire partager son foyer avec un autre chien est un excellent moyen de rendre ces dernières plus supportables : il s’entend généralement bien avec ses congénères.

Néanmoins, si on adopte effectivement un chien supplémentaire, l’introduction de celui-ci dans le foyer doit s’effectuer par étapes. En effet, malgré son tempérament affable, il peut se montrer jaloux et confus – au moins dans un premier temps.

Si le nouveau venu est déjà adulte, mieux vaut organiser la première rencontre à l’extérieur, en territoire neutre. Cela permet qu’ils fassent connaissance sereinement, sans que le Golden ne cherche à défendre sa maison.

S’il s’agit d’un chiot, on peut le faire au domicile, mais il faut être bien présent durant la phase de découverte réciproque et superviser leurs interactions jusqu’à ce que le Golden comprenne que le nouveau venu est inoffensif et l’accepte parfaitement.

Quant aux congénères qu’il rencontre au cours d’une promenade ou d’une quelconque activité, sa nature curieuse prend généralement le dessus. Dès lors qu’il est bien socialisé, qu’il n’a pas subi de traumatisme lors d’interactions avec ses semblables et bien sûr que l’autre chien ne se montre pas délibérément agressif, il a de grandes chances de faire un camarade de jeu très enthousiaste.

Entente du Golden Retriever avec les chats

Le Golden Retriever peut facilement accepter l’arrivée d’un chat dans son foyer s’il a bien été socialisé à l’espèce féline étant chiot, et est habitué à rencontrer ses représentants. Cela dit, aussi accueillant soit-il, il a besoin d’un temps d’adaptation pour s’habituer à la présence du nouveau venu, en particulier si celui-ci est déjà adulte. Dès lors qu’on veille à introduire le petit félin en territoire neutre (c’est-à-dire en dehors du domicile), à ce que chacun ait son espace propre et qu’on fait montre de patience, les deux compagnons n’ont que de bonnes raisons de s’entendre.

L’idéal est néanmoins qu’ils grandissent ensemble, c’est-à-dire que le Golden soit habitué à son petit compagnon dès son plus jeune âge – voire dès son arrivée dans le foyer. Ainsi, il le considère comme un membre à part entière de sa famille, et n’a aucun problème pour s’entendre avec lui.

Les choses sont très différentes pour ceux qu’il ne connaît pas et qu’il serait amené à croiser lors de ses sorties – voire qui s’inviteraient chez lui, par exemple à l’occasion de la visite d’un ami. En effet, le Golden Retriever reste un chasseur, doté qui plus est d’un odorat puissant lui permettant de sentir l’animal avant même de le voir. Si aucune introduction préalable n’a lieu, il y a de grandes chances qu’il écoute son instinct de prédation et soit tenté de le poursuivre.

Entente du Golden Retriever les autres espèces

Doté d’un bon odorat et créé pour rapporter le gibier, le Golden Retriever est tout à fait susceptible de se lancer à la poursuite puis de tuer un rongeur ou un oiseau qui passerait près de son museau même s’il ne ressent pas le besoin de s’en nourrir, par simple instinct de prédation. Le cas échéant, il y a même de grandes chances qu’il vienne ensuite déposer fièrement le produit de sa chasse aux pieds de son maître.

Ce comportement peut s’avérer dangereux pour sa santé, car il existe alors un risque de contracter des maladies. En outre, il peut rendre les promenades et autres sorties particulièrement pénibles, s’il ne cesse de tirer sur la laisse voire de fuguer. Par conséquent, à moins bien sûr qu’il ne soit utilisé pour la chasse, il est préférable d’apprendre dès son plus jeune âge au Golden Retriever à ne pas poursuivre les petits animaux. Les activités extérieures ne sont ainsi plus sources de stress inutile et il devient possible de le laisser évoluer sans laisse, à condition qu’il soit réceptif au rappel.

Pour autant, il n’est pas impossible de faire vivre un Golden Retriever avec un rongeur ou un oiseau : une cohabitation sereine est tout à fait envisageable, dès lors qu’il considère le petit animal comme un membre de sa famille et non comme une proie potentielle. Évidemment, c’est d’autant plus facilement le cas s’il est habitué à le côtoyer depuis son plus jeune âge. Dans tous les cas, il est nécessaire de lui présenter le petit animal progressivement, afin que la cohabitation s’installe sereinement. Très intelligent, le Golden comprend facilement qu’il fait partie de la meute familiale, et finit normalement par l’accepter.

Néanmoins, il ne faut jamais perdre de vue que ce chien est à la fois joueur et énergique : il peut donc être sans le vouloir un danger pour son petit compagnon, et le blesser involontairement – voire pire. Mieux vaut éviter de les laisser seuls ensemble sans surveillance, pour éviter tout drame. 

Éducation

Facilité à éduquer un Golden Retriever

Éternel adolescent, boule d’énergie, thérapeute et meilleur ami : le Golden Retriever est tout cela à la fois. Il est avide d’apprendre et de mettre son intelligence au service de ses maîtres, mais a besoin pour cela d’un cadre de vie équilibré ainsi que de règles bien définies. Pour en faire un compagnon calme et posé, il faut donc savoir se montrer ferme, sans pour autant crier ou se montrer menaçant.

Il convient par ailleurs de distinguer deux phases dans son développement. Pendant la première, qui va de 2 à 6 mois, le chiot Golden est presque angélique, même s’il n’a qu’une attention limitée : il est tout mignon et joueur, et émet des aboiements particulièrement expressifs. Par contre, une fois dans l’adolescence (entre 6 et 18 mois), il est nettement plus rebelle, ne se privant pas de tester les limites chaque fois que l’occasion se présente.

Au cours de la première phase, il faut lui apprendre à être obéissant, à répondre à son nom, à revenir quand on le lui demande, et à créer des liens avec ses maîtres ainsi qu’avec les autres membres (humains ou animaux) de son entourage.

Tout cela demande de s’impliquer pleinement dans son éducation, d’autant que ce chien apprécie peu l’oisiveté. Plus on parvient à gagner son respect et à savoir attirer son attention, plus les choses seront faciles par la suite.

C’est d’autant plus vrai que les choses ont tôt fait de se corser pendant sa phrase adolescente, au cours de laquelle le Golden flirte allègrement avec les frontières de l’interdit. Il est alors important d’être capable de faire montre de fermeté, pour assoir son autorité et permettre une cohabitation fondée sur de bonnes bases – sans pour autant verser dans l’autoritarisme, qui serait contre-productif. Cette période étant déterminante pour la qualité de la relation avec lui tout au long des années qui suivent, il ne faut pas hésiter à faire appel à l’aide d’un éducateur canin professionnel au cours de cette période – a fortiori si on est débutant.

La bonne nouvelle est qu’une fois l’autorité du maître bien établie, ce chien n’est pas du genre à la remettre en cause à la première occasion, contrairement à ce que l’on constate chez certaines races. En outre, son intelligence et sa proximité avec celui-ci font qu’il a une grande capacité d’apprentissage : il est possible de lui apprendre toutes sortes de choses et de tours.

Méthode d’éducation d’un Golden Retriever

Le Golden Retriever est intelligent et capable d’apprendre de nombreuses choses, mais comme pour tout chien beaucoup dépend de la méthode employée pour l’éduquer.

En l’occurrence, le renforcement positif fait des merveilles avec lui, et constitue assurément le meilleur moyen de le rendre réceptif à l’apprentissage. Il consiste à le récompenser par des friandises, des caresses et des encouragements quand il exécute les gestes qui lui sont demandés. Les associant à quelque chose de positif, il est plus enclin à les assimiler et à les reproduire au moment opportun. Ainsi, la bonne conduite à adopter pour réussir l’éducation d’un GoIden Retriever est d’ignorer les comportements inadaptés et de ne pas chercher à les sanctionner, mais plutôt de valoriser ceux qui correspondent à ce qu’on attend.

Le renforcement positif est d’autant plus efficace pour obtenir son respect et son obéissance que ce chien est un grand sensible. Non seulement il n’apprécie ni les cris, ni les menaces, mais même des punitions injustifiées à ses yeux peuvent nuire à son éducation, en le rendant réticent à collaborer. Ainsi, toute réaction négative de son maître risque de détériorer le lien qui l’unit à ce dernier (en particulier si cela se répète), et donc de rendre plus difficiles tant son éducation que la cohabitation avec lui.

Dans tous les cas, il est important pour réussir son éducation de prendre en compte ses besoins intrinsèques – notamment en termes sociaux et de stimulation intellectuelle. Cela suppose notamment de le laisser (au moins de temps à autres) interagir avec ses semblables et exercer ses sens : en quelque sorte, lui faire confiance est indispensable pour que lui-même en retour ait confiance en son maître.

Enfin, il faut prendre en compte que son intelligence implique qu’il s’ennuie assez rapidement. Mieux vaut donc multiplier les courtes séances éducatives et varier les activités que de prévoir des longues sessions dédiées à un apprentissage en particulier. En effet, elles auraient toutes les chances d’être contre-productives : il aurait tôt fait de se lasser, de porter son attention sur autre chose, de les assimiler à quelque chose de négatif et donc d’être d’autant moins conciliant pour les suivantes.

Âge pour éduquer un Golden Retriever

Si le Golden Retriever est un chien au caractère sympathique, il n’en est pas moins nécessaire de l’éduquer dès son plus jeune âge. Dès 8 semaines, il est par exemple apte à réagir à son nom, commencer à assimiler les bases de l’obéissance (par exemple respecter certaines règles ou répondre à des ordres basiques comme « Assis ! » ou « Couché ! ») et apprendre les rudiments de la propreté.

Il est fortement conseillé de s’y mettre dès ce moment-là, ou en tout cas dès son arrivée au sein du foyer : plus on s’y prend tôt, plus il est malléable, et donc plus on parvient facilement à ses fins.

Cela dit, quelle que soit sa race, un chien est capable d’apprendre à tout âge : il est donc tout à fait possible de faire retravailler à un sujet adulte certains points mal assimilés, ou de lui en apprendre de nouveaux. Il faut simplement garder alors à l’esprit qu’il est normal que les choses soient alors plus compliquées et prennent plus de temps qu’avec un chiot.

Socialisation du Golden Retriever

Le Golden Retriever est un chien très sociable, mais cela ne doit pas dispenser de lui procurer une socialisation de qualité.

En effet, la socialisation d’un chiot est déterminante pour en faire un adulte équilibré et bien dans ses pattes, et conditionne la qualité de la relation tout au long des années qu’il passera aux côtés de ses maîtres. S’il n’a pas été correctement socialisé, il risque notamment de développer le syndrome de privation sensorielle (ou syndrome du chenil) et donc d’être systématiquement stressé voire paniqué face à l’inconnu. Plus largement, il a alors de grandes chances de souffrir toute sa vie durant de problèmes comportementaux et/ou psychologiques préjudiciables tant pour lui que pour ses propriétaires.

Comme chez n’importe quelle race, la phase la plus critique de la socialisation se déroule pendant les trois premiers mois du chiot, et plus particulièrement entre deux et trois mois. C’est d’ailleurs pour ça qu’un éleveur sérieux ne propose généralement pas ses petits avant l’âge de trois mois : car permet de faire en sorte qu’ils restent proches de leur mère et de leur fratrie suffisamment longtemps, et bénéficient d’une socialisation de qualité tout au long de cette période.

Toutefois, quand bien même on adopte un chiot à trois mois révolus, le travail de socialisation doit impérativement être poursuivi.

Normalement, il est alors déjà jovial et curieux de tout : il montre donc déjà de l’intérêt pour ce qui est nouveau, même si son niveau d’attention reste très bas. Il faut donc continuer de l’exposer à de multiples stimuli, l’emmener dans des endroits variés et le mettre dans toutes sortes de situations qu’il sera susceptible de connaître par la suite. 

Dès les jours et semaines qui suivent son arrivée dans le foyer, le Golden Retriever doit aussi continuer à être mis en contact avec d’autres chiots et d’autres humains, sous réserve qu’il ait déjà bénéficié d’une socialisation de qualité au préalable. Dans le cas contraire, il est nécessaire de reprendre les bases avec lui afin de lui éviter de vivre dans la peur de l’inconnu jusqu’au restant de ses jours. Quoi qu’il en soit, mieux vaut au début s’assurer que les congénères avec qui on le met en contact soient amicaux, pour éviter un quelconque traumatisme.

Enfin, la socialisation d’un chien doit être entretenue toute sa vie durant, quelle que soit la race à laquelle il appartient. Dans le cas du Golden Retriever, c’est d’autant plus indispensable qu’il a grand besoin d’être stimulé intellectuellement pour être bien dans sa tête. Il est donc crucial de continuer à lui faire vivre toutes sortes d’expériences et lui faire faire de nombreuses rencontres.

Apprendre les règles à un Golden Retriever

Le Golden Retriever a tout pour être un compagnon facile à vivre, mais une cohabitation harmonieuse suppose qu’il respecte certaines règles fixées par ses maîtres. Celles-ci doivent être constantes dans le temps et d’un membre à l’autre de la famille. Dans le cas contraire, son intelligence lui permet de s’en rendre compte rapidement et il risque de perdre confiance en ses propriétaires, faute de comprendre la raison d’être de ces changements et incohérences.

Il est donc important de se coordonner en amont de son arrivée dans le foyer afin de se mettre d’accord sur un cadre clairement défini, et de s’y tenir par la suite. Un travail de pédagogie peut d’ailleurs s’avérer nécessaire auprès des plus jeunes, afin de leur faire comprendre que les règles ne constituent pas un carcan destiné à nuire au chien, mais qu’au contraire il a besoin pour être équilibré de savoir clairement ce qui est permis et ce qui est interdit.

En tout cas, il n’y a pas de temps à perdre : un chien est beaucoup plus malléable quand il n’a que quelques mois qu’une fois adolescent ou adulte. Plus on s’y prend tôt, plus les règles « impriment » facilement.

La qualité de la relation qu’il entretient avec ses maîtres joue également un rôle : plus il a confiance en eux et les respecte (ce qui suppose qu’eux-mêmes le respectent), plus il est attentif à leurs instructions et enclin à s’y conformer.

En tout cas, il ne faut pas hésiter à faire montre de fermeté au besoin : même si le Golden Retriever n’est pas du genre à chercher à dominer son monde, il ne se prive pas de tester les limites. On doit alors être capable de lui faire comprendre que les règles ne sont pas négociables.

Choses à apprendre en priorité à un Golden Retriever

Même s’il n’a le plus souvent de nos jours qu’un simple rôle d’animal de compagnie, le Golden Retriever garde un instinct de chasseur bien prononcé, et de ce fait peut être tenté de se mettre sur la piste d’odeurs qu’il rencontre lors de ses promenades, voire de se lancer à la poursuite d’animaux qui passent par là. Il est donc essentiel pour la sérénité et la sécurité de tous de lui apprendre rapidement à revenir au pied quand on le lui demande. En effet, le laisser courir librement dans de grands espaces est un excellent moyen de lui permettre de dépenser sa grande énergie, ce qui est nécessaire pour qu’il soit équilibré ; néanmoins, on ne peut le faire qu’une fois qu’il se montre réceptif au rappel.

La laisse étant néanmoins obligatoire dans toutes sortes d’endroits, l’apprentissage de la marche en laisse fait également partie des priorités. En particulier, il doit assimiler qu’il n’est pas acceptable de tirer comme un fou si quelque chose suscite son intérêt.  

Par ailleurs, son amour pour la nourriture et sa proximité avec ses maîtres le poussent à s’inviter à leur table, quand bien même il a déjà mangé son repas. Il faut donc lui apprendre rapidement qu’il n’est pas acceptable de mettre son museau dans les assiettes des humains, réclamer ou encore fouiner dans les poubelles.

Enfin, le Golden adore partir à la chasse aux trésors enfouis, et a tendance à faire des trous partout où son flair l’entraîne. Il est impossible d’empêcher ce comportement, mais on peut à tout le moins canaliser sa tendance à creuser en lui apprenant dès son plus jeune âge qu’il peut le faire à certains endroits seulement : ce faisant, on évite que le jardin ne se transforme en champ de mines.

Apprentissage de la chasse par un Golden Retriever

Le Golden Retriever a été conçu au 19ème siècle pour la chasse, et continue d’être un compagnon apprécié des chasseurs. De fait, il est parfaitement apte à poursuivre des proies et les coincer en attendant l’arrivée de son maître, mais aussi tout simplement à lui rapporter des volatiles abattus : oiseaux, canards sauvages…

Idéalement, l’apprentissage de la chasse doit commencer le plus tôt possible. À deux mois, un chiot Golden est déjà capable d’apprécier un terrain forestier boueux et de s’habituer à certains bruits auxquels il est susceptible d’être confronté dans le cadre de cette pratique : chargement et déchargement d’une voiture ou camionnette, sifflet, drone…

L’idéal est de l’emmener chaque jour dans une forêt ou une large étendue naturelle et consacrer alors une quinzaine de minutes à lui inculquer les bases et les réflexes à avoir pour trouver ses prises. On peut avoir recours à des jouets-leurres, des sprays odorants et des friandises pour le stimuler et lui donner envie d’apprendre toujours plus.

Néanmoins, il est nécessaire d’avancer progressivement, et de ne pas brûler les étapes ; en particulier, mieux vaut éviter de l’exposer aux bruits de tirs avant l’âge d’un an, pour éviter tout traumatisme.

Foyer idéal

Un Golden Retriever peut-il vivre en appartement ?

Le Golden Retriever est de taille moyenne, mais c’est une véritable pile électrique, qui a besoin de pouvoir se dépenser dans des espaces dégagés. Néanmoins, il peut être heureux et épanoui dans un logement dépourvu de jardin dès lors qu’il est sorti tous les jours pendant au moins une heure et demie.

La vie dans un immeuble n’est pas idéale pour lui, mais elle présente l’avantage de multiplier les opportunités de rencontrer des humains et leurs animaux de compagnie, ce que ce chien très sociable ne manque généralement pas d’apprécier. Du reste, sa faible propension à aboyer fait de lui un voisin discret et agréable à vivre.

Un Golden Retriever peut-il vivre dans le jardin ?

Le Golden n’aime rien tant que les grands espaces pour dépenser sa grande énergie, mais disposer d’un jardin auquel il a accès à tout moment ne peut que lui plaire. Il aime y courir comme un fou et s’y amuse encore plus lorsque ses maîtres ou des congénères y jouent avec lui.

Toutefois, il peut aussi se mettre à y creuser des trous à la recherche de trésors que son flair lui permet de détecter – ce qui évidemment n’est pas forcément du goût de ses maîtres. Pour sauver les plantes qui s’y trouvent, l’idéal est de l’occuper (en partageant toutes sortes d’activités avec lui, en laissant des jouets à sa disposition…) et/ou de lui réserver un coin juste pour lui (bac à sable, zone bien délimitée…) dans lequel il peut améliorer ses techniques de fouille en toute tranquillité. Le cas échéant, il faut lui faire comprendre qu’il ne peut creuser qu’à ses endroits-là, en l’y ramenant chaque fois qu’il commence à le faire ailleurs.

En tout cas, même s’il est vrai que le Golden peut supporter le froid, il ne saurait être question de le cantonner dans une niche au dehors. Il faut qu’il dispose également d’un espace qui lui est destiné à l’intérieur de la maison, c’est-à-dire qu’il ait toute sa place au cœur du foyer : c’est indispensable pour satisfaire son besoin de socialisation et de tendresse. En effet, il ne faut pas perdre de vue que pour être équilibré, ce chien a besoin de se sentir entouré et proche de sa famille.

Peut-on adopter un Golden Retriever comme premier chien ?

Le Golden Retriever fait souvent partie des options étudiées par les primo-adoptants au moment de choisir une race sur laquelle jeter leur dévolu, et ce n’est pas sans raisons.

En effet, son intelligence, sa sociabilité et son envie de plaire à sa famille font de lui un bon choix de premier chien. C’est d’autant plus vrai qu’il est ouvert à toutes sortes de jeux éducatifs et ne cherche pas à dominer ses maîtres, ce qui pour un chien de ce gabarit est un avantage non négligeable.

Le fait qu’il jouisse généralement d’une bonne santé tout au long de son existence (sous réserve de pouvoir suffisamment se dépenser et de bénéficier de soins vétérinaires réguliers) est également un atout indéniable – pas seulement pour un primo-adoptant, d’ailleurs.

Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que même si le Golden reste nettement plus facile à éduquer que certaines races un peu coriaces, il n’est pas non plus le chien le plus facile à prendre en main. Il peut clairement donner du fil à retordre à une personne sans expérience, en particulier lorsqu’il est en pleine adolescence. Compte tenu de l’importance d’une éducation de qualité pour obtenir un compagnon équilibré et facile à vivre, il ne faut pas hésiter à faire appel à l’aide d’un éducateur canin professionnel pour apprendre à agir au mieux.

Enfin, il convient également d’avoir en tête que son entretien est plus exigeant que celui d’autres races, ce qui peut en rebuter certains.

Le Golden Retriever est-il adapté pour une personne peu disponible ?

Le Golden Retriever a besoin que ses maîtres lui permettent de se dépenser au moins une heure et demie par jour, et qu’ils soient présents à ses côtés le plus clair du temps : il supporte très mal d’être oisif ou laissé seul. En outre, son entretien est sensiblement plus chronophage que celui d’autres races.

Dans ces conditions, on comprend aisément qu’il n’est pas du tout fait pour une personne peu disponible : il aurait toutes les chances d’être malheureux et de développer divers comportements indésirables ( aboiements ou hurlements incessants, destruction…). La situation serait négative pour lui, pour ses maîtres et aussi potentiellement pour les voisins.

Le Golden Retriever est-il adapté pour une personne sportive ?

Le Golden Retriever s’entend parfaitement avec une personne sportive, puisqu’il a lui-même une grande énergie et a besoin d’au moins une heure et demie d’exercice par jour pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. Il est d’autant plus ravi de se dépenser en compagnie de son maître qu’il entretient généralement un lien très étroit avec ce dernier.

Qu’il s’agisse de l’accompagner pour de la course à pied, du vélo, de la trottinette ou du roller, il fait un partenaire de sport motivé et motivant : sa grande endurance implique qu’il a peu de chances d’être le premier à fatiguer et vouloir rentrer.

Le Golden Retriever est-il adapté pour une personne âgée ?

Même si le Golden est assez adaptable, il reste fondamentalement un chien très énergique : pour être bien dans ses pattes et dans sa tête, il doit pouvoir se dépenser au minimum une heure trente par jour. À défaut, il risque fort de chercher à le faire au sein du domicile, c’est-à-dire de ne pas tenir en place et de causer toutes sortes de dégâts.

Autant dire qu’il n’est pas adapté pour des seniors désireux de calme, qui auraient tôt fait de trouver sa compagnie épuisante – voire d’être bousculés par lui, ce qui n’est pas forcément sans risques.

En revanche, il peut convenir éventuellement à de jeunes retraités encore actifs qui continuent à avoir une activité physique régulière et qui n’ont aucun problème à tenir en laisse un compagnon aussi énergique.

Le Golden Retriever est-il adapté pour une personne allergique ?

Lors des périodes de mue, au printemps et en automne, le Golden Retriever perd son sous-poil et dissémine son duvet fin et doux à travers toute la maison. Certes, les poils ne sont pas les seuls en cause dans les allergies à la gent canine, mais ils y contribuent largement du fait des protéines allergisantes qu’on y trouve. Contrairement à certains de ses congénères (notamment ceux qui sont dépourvus de pelage), ce chien n’est donc pas vraiment recommandé pour une personne souffrant d’une telle allergie.

Toutefois, une cohabitation n’est pas forcément inenvisageable dès lors que cette dernière n’est que légère, et sous réserve de prendre certaines précautions. La première d’entre elles est d’effectuer au préalable un essai en conditions réelles, c’est-à-dire de passer quelques heures en compagnie de l’animal qu’on envisage d’adopter. C’est d’autant plus utile que même au sein d’une race donnée, il peut y avoir de grandes différences : certains individus émettent moins de substances allergisantes que d’autres.

Pour autant, rien n’est jamais garanti : ce n’est pas parce que tout se passe bien à ce moment-là qu’il en ira toujours ainsi. Il arrive ainsi qu’une allergie se déclenche après des années de cohabitation sans problème…

Le Golden Retriever est-il adapté pour un petit budget ?

Adopter un chiot Golden Retriever nécessite généralement de débourser un montant assez conséquent à l’achat, dès lors qu’on se tourne vers un élevage sérieux. En effet, c’est loin d’être une des races les plus économiques en la matière.

Il en va de même « à l’usage », ne serait-ce qu’à cause du fait que son gabarit implique un budget alimentation assez conséquent.

Quant à son entretien, il est assez exigeant et nécessite bien sûr toutes sortes de produits et d’accessoires, mais aussi au moins un passage annuel chez le toiletteur. En outre, compte tenu de son gabarit, les traitements antiparasitaires à lui administrer reviennent plus cher que pour un petit chien.

Enfin, s’il est vrai que ce chien a dans l’ensemble une santé robuste, il l’est tout autant que le temps qu’il passe dehors, son énergie et sa curiosité impliquent : 

– d’une part, qu’il ne faut pas lésiner sur les vaccins pour le protéger contre toutes sortes de maladies graves ;

– d’autre part, une probabilité accrue de devoir se rendre de temps à autres chez le vétérinaire pour toutes sortes de problèmes : blessure, épillet, maladie contractée au contact d’un autre animal…

Assurer la santé de son chien permet toutefois de se mettre financièrement à l’abri en cas de gros coup dur : accident grave, maladie nécessitant un traitement coûteux ou à vie…

Il n’en reste pas moins que pour toutes ces raisons, sans aller jusqu’à faire partie des races les plus coûteuses en termes de budget annuel, le Golden Retriever n’est pas recommandé pour une personne au budget très serré.

Santé

Espérance de vie du Golden Retriever

Le Golden Retriever jouit généralement d’une bonne santé. Cela se voit d’ailleurs dans son espérance de vie, qui atteint 10 à 12 ans : c’est légèrement au-dessus de la moyenne par rapport aux autres races de taille similaire.

Résistance du Golden Retriever au froid et à la chaleur

Avec son double pelage, le Golden Retriever est plutôt bien équipé face au froid et aux intempéries – en particulier grâce à son sous-poil épais, dense et imperméable. Son énergie et son enthousiasme ne diminuent pas sous la pluie, et il apprécie tout à fait de se rouler dans des flaques boueuses.  Il apprécie aussi les jeux dans la neige, et n’hésite pas à y plonger par amusement. Mieux vaut toutefois le garder au chaud si la température descend en dessous de -5°C, afin d’éviter une hypothermie.

Si son pelage est un atout en hiver et dans les climats froids, il se retourne en revanche contre lui lorsque le mercure atteint des sommets. Ainsi, le Golden Retriever s’accommode assez mal des fortes chaleurs. Pour réduire le risque de déshydratation ou de coup de chaleur, il faut veiller alors à ce qu’il ait toujours un endroit frais où s’abriter, et éviter les activités aux heures les plus chaudes de la journée.

Au final, l’idéal pour ce chien est un climat tempéré et des températures situées entre 15°C et 25°C.

Maladies du Golden Retriever

Même si globalement il jouit généralement d’une très bonne santé tout au long de sa vie, le Golden Retriever peut comme tous les chiens être sujet à certains problèmes de santé. Ses principales faiblesses se situent au niveau de la hanche, des yeux et du cœur.

Il est utile en tout cas d‘avoir quelques notions sur les principales maladies auxquelles il est prédisposé, afin d’être potentiellement en mesure de les reconnaître et faciliter ainsi une prise en charge rapide :  

  • la dysplasie de la hanche, qui correspond à un dysfonctionnement de cette dernière. Que la cavité soit peu profonde, la tête fémorale trop grosse ou le ligament pas assez fort, le chien voit sa mobilité réduite : boiteries, difficultés à effectuer certains mouvements, douleurs, etc. S’il n’est pas pris en charge (en lui administrant des médicaments ou en l’opérant), les choses ne vont qu’en s’aggravant, et il finit par développer de l’arthrose, voire par devenir totalement paralysé d’une ou des deux pattes arrière. Cette maladie se caractérise par une prédisposition génétique, mais celle-ci est une condition ni nécessaire ni suffisante pour qu’un individu la développe effectivement ;
  •  la luxation congénitale de la patelle, qui entraîne une instabilité de la rotule. Cet os en forme d’amande aide en effet à l’extension du genou, si bien qu’un sujet atteint boite, sautille par à coup, perd l’appui de ses membres et a du mal à tenir une position assise normale. Un traitement par chirurgie peut s’avérer nécessaire, mais dans les cas les moins avancés le vétérinaire parvient simplement à remettre en place l’articulation en la manipulant ;
  •  la sténose sous-valvulaire aortique congénitale, une malformation qui correspond à une taille anormalement petite de la partie antérieure de l’aorte, cette artère qui transporte le sang oxygéné du cœur vers le reste du corps. Elle oblige ce dernier à travailler plus que la normale, et donc entraîne une insuffisance cardiaque : le chien se fatigue anormalement vite, tousse, fait des syncopes. En outre, il court un risque accru de crise cardiaque. Il n’est pas possible de régler le problème à la base, mais certains traitements permettent au moins de ralentir l’évolution de l’insuffisance cardiaque et le risque de mort subite ;
  •  le syndrome de dilatation-torsion de l’estomac (SDTE), une affection qui touche principalement les races de grande et moyenne taille. Elle correspond à un gonflement de l’estomac (avec du gaz, du liquide ou de la nourriture), au point que ce dernier se tord et exerce une pression sur les autres organes. Cela peut entraîner en particulier une perturbation de la circulation sanguine ou de la respiration. Il s’agit d’une urgence vétérinaire : s’il n’est pas pris en charge rapidement, le chien ne tarde pas à décéder ;
  •  l’hémangiosarcome, qui est le type de cancer le plus fréquent chez cette race, d’après une étude intitulée « Association of cancer-related mortality, age and gonadectomy in golden retriever dogs at a veterinary academic center (1989-2016) » et publiée en 2018 dans la revue scientifique PLoS ONE. Cette tumeur agressive se développe sur la paroi des vaisseaux sanguins et métastase rapidement dans divers sortes d’organes. Une intervention chirurgicale d’urgence est préconisée, mais le pronostic est mauvais ;
  •  la maladie de Von Willebrand, une maladie héréditaire du sang causée par l’absence ou le dysfonctionnement d’une protéine en charge de la coagulation. Un sujet affecté a tendance à perdre beaucoup de sang lorsqu’il se blesse. Il peut aussi saigner spontanément du nez et de la bouche, avoir des traces de sang dans ses urines ou ses selles, voire être victime d’une hémorragie d’un organe interne. Cette affection est incurable, mais différents traitements médicamenteux permettent au moins de contrôler ses symptômes ;
  •  la cataracte, qui correspond au blanchissement de la partie postérieure du cristallin et peut avoir une origine héréditaire. Elle apparait généralement entre 4 et 5 ans et entraîne une baisse progressive de l’acuité visuelle, jusqu’à la cécité complète si rien n’est fait. Un traitement chirurgical est néanmoins possible ;
  •  l’hypothyroïdie, un trouble auto-immun qui est parfois héréditaire et amène le système immunitaire de l’animal à s’attaquer à sa propre thyroïde, un organe en charge de la production de plusieurs hormones (T3 et T4). Il en résulte une diminution de la secrétion de ces dernières, qui peut se manifester de diverses manières : perte de poids et de muscles, perte de poils, pelage terne, peau squameuse, diminution du rythme cardiaque, moins bonne fertilité, baisse du niveau d’activité… Cette maladie ne peut être guérie, mais on peut la compenser grâce à des traitements par hormones thyroïdiennes de synthèse, qui doivent toutefois être administrés à vie ;
  •  les otites, du fait de la forme longue et tombante des oreilles. Le chien se gratte alors excessivement ces dernières, et elles sentent mauvais.

Enfin, le Golden Retriever est également prédisposé aux maladies de peau, dont l’apparition est favorisée par son double pelage. En effet, ce dernier constitue un habitat parfait pour des bactéries susceptibles de déclencher diverses maladies, avec à la clef toutes sortes de symptômes : démangeaisons, squames, rougeurs…

Parmi les affections les plus courantes, on trouve :
 

  • la dermatite de léchage, ou granulome de léchage, qui fait que le chien a une envie excessive de se lécher la partie intérieure des pattes – avec à force un risque d’infection bactérienne ;
  • l’adénite sébacée, maladie parfois héréditaire qui entraîne une inflammation des glandes sébacées, et de ce fait une perte de poils ainsi qu’un dessèchement de la peau. Elle ne peut être guérie, mais des traitements permettent au moins d’en limiter les symptômes ;
  •  la séborrhée primaire, une maladie inflammatoire chronique qui se caractérise par une production excessive de sébum : cela abîme la peau et le pelage, qui de plus sentent alors mauvais. Il n’est pas possible d’y remédier, mais des traitements permettent d’atténuer ses effets ;
  •  les kystes sébacés, des gonflements situés sous la peau et remplis de sébum jaunâtre qui entraînent un risque d’infection sous-cutanée ;
  •  les lipomes, des tumeurs bénignes du tissu adipeux.

Risques liés à la chasse chez le Golden Retriever

Le Golden Retriever est généralement toujours motivé pour partir à la chasse dans de grands espaces en compagnie de ses maîtres. Néanmoins, cette activité n’est pas sans risques.

Ainsi, il peut dans le feu de l’action être victime d’une coupure, blessure ou contusion – a fortiori lorsqu’il évolue en terrain accidenté. C’est d’autant plus vrai qu’il n’est pas du genre à s’arrêter face aux broussailles : il a plutôt tendance à y plonger avec insouciance.

Ceci trait de caractère implique d’ailleurs aussi que ses yeux sont particulièrement exposés au risque d’éraflure, d’irritation voire de perforation. Il est donc judicieux de les protéger avec un masque adapté pour la chasse, d’autant que cela peut également faciliter sa tâche.

Par ailleurs, il court aussi bien sûr le risque de se voir infliger une blessure par un animal auquel il s’attaque – en particulier s’il chasse des espèces imposantes comme le sanglier ou le cerf.

Des animaux qui ne sont pas ses proies sont eux aussi susceptibles de lui causer bien du tort. C’est le cas par exemple des serpents, qui peuvent représenter un réel danger pour lui. D’ailleurs, si la région en comporte beaucoup, il est utile de lui faire suivre des cours d’évitement afin qu’il apprenne à ne pas s’en approcher.

Il n’est pas non plus à l’abri d’un coup de fusil perdu, même si le respect par tous de certaines règles de vigilance doit normalement permettre de réduire fortement le risque de tels accidents de chasse.

Par ailleurs, en fonction de l’environnement, il peut être victime d’hypothermie (lors des plongeons dans l’eau) ou d’hyperthermie (s’il évolue trop longtemps en plein soleil sans avoir la possibilité de se rafraîchir).

Pour toutes ces raisons, il est important de toujours se munir d’une trousse de premiers secours lorsqu’on part chasser avec son chien, afin d’être en mesure de lui prodiguer des soins sur place au besoin.

Enfin, il ne faut pas négliger le risque que représentent pour le chien les parasites ainsi que celui de la transmission d’une maladie par un autre animal, que ce soit directement (à son contact) ou indirectement (par exemple s’il mange ses crottes ou boit de l’eau souillée). Une partie de ces dangers peuvent toutefois être réduits en veillant à ce qu’il soit parfaitement à jour de ses vaccins (par exemple contre la rage, la maladie de Lyme ou la leishmaniose) et de ses traitements antiparasitaires.

Risque d’obésité du Golden Retriever

Le Golden Retriever est particulièrement sujet à l’embonpoint. En effet, il est très gourmand et maître dans l’art de supplier et de convaincre pour obtenir un peu de nourriture supplémentaire. On prend vite l’habitude de se laisser attendrir par ses yeux doux, et ce qui était une exception devient petit à petit la règle. Or, ce n’est pas un cadeau à lui faire, tant le surpoids peut engendrer ou aggraver toutes sortes de problèmes de santé.

En outre, il constitue un véritable cercle vicieux, car un chien en surpoids devient moins actif : ceci ne fait qu’entretenir voire aggraver le phénomène.

Par conséquent, il faut non seulement veiller à ne pas lui donner plus que nécessaire, mais aussi prendre l’habitude de le peser une fois par mois. Cela permet en effet de déceler au plus tôt un éventuel dérapage. Si ce dernier se confirme voire s’amplifie sur plusieurs mesures d’affilée, il est indispensable de l’emmener chez un vétérinaire afin que ce dernier puisse déterminer l’origine exacte du problème. En effet, l’alimentation et le niveau d’exercice ne sont pas les seules causes possibles : la prise de poids peut aussi par exemple être un symptôme d’une maladie ou la conséquence d’un traitement.

Quoi qu’il en soit, il convient d’être particulièrement vigilant si le chien est stérilisé, car il est alors davantage susceptible de développer de l’embonpoint. Il est d’ailleurs recommandé alors de le peser deux fois par mois plutôt qu’une seule.

Causes de mortalité du Golden Retriever

Le cancer est de loin la première cause de mortalité chez le Golden Retriever, comme l’a montré notamment une étude menée en 2004 par le Kennel Club (KC) et la British Small Animal Veterinary Association : il était à l’origine de près de 40% des décès étudiés.

Le fait que la seconde cause de mortalité soit simplement la vieillesse (un peu moins de 20% des cas) confirme toutefois la bonne santé générale de cette race.

Enfin, les problèmes cardio-vasculaires complètent le podium, représentant 11% des décès.

Adopter un Golden Retriever en bonne santé

Comme pour n’importe quelle race, il est important de faire preuve de vigilance à l’achat d’un chiot Golden Retriever, et ne pas se précipiter sur le premier éleveur venu. Mieux vaut prendre le temps en effet de sélectionner un professionnel sérieux et responsable, afin d’adopter un petit en parfaite santé mentale et physique – et qui a de grandes chances de le rester.

En effet, un tel éleveur veille notamment à réduire le risque de transmission d’une tare héréditaire, et pour cela fait passer différents tests (génétiques, orthopédiques…) aux spécimens qu’il envisage d’utiliser comme reproducteurs : il écarte alors systématiquement ceux qui sont à risque. D’ailleurs, s’il ne les présente pas systématiquement de lui-même, il faut penser à lui demander les résultats des différents tests effectués sur le petit et/ou sur ses parents.

Un éleveur responsable évite aussi de trop éprouver ses femelles : celles-ci ne devraient pas être gestantes plus d’une fois par an. On peut potentiellement vérifier ce qu’il en est en examinant les dates des précédentes annonces de nouvelle portée ou annonces de chiots à vendre.

Il veille aussi à offrir des conditions d’existence idéales à ses protégés, tant sur le plan matériel que psychologique. Ainsi, il ne lésine pas sur les dépenses pour leur prodiguer des soins et un suivi vétérinaire de qualité, pas plus qu’il ne ménage ses efforts pour leur offrir de l’attention, de l’affection et une socialisation de qualité.  

Dans tous les cas, une visite de l’élevage est indispensable pour vérifier ce qu’il en est, c’est-à-dire s’assurer que les petits y sont pris en charge convenablement et dans un cadre propice à leur bon développement physique et psychologique : les lieux doivent être propres, suffisamment vastes, comporter des endroits où ils peuvent se défouler et socialiser… Il faut également vérifier si les parents sont bien présents (ou au moins la mère) et ne semblent pas présenter de problème particulier, à la fois en termes de santé et de comportement. Et bien sûr, la visite des lieux doit aussi permettre d’examiner l’animal proposé pour s’assurer que lui aussi semble en pleine forme et bien dans sa tête.

Dans tous les cas, l’éleveur doit être en mesure de fournir un certificat de bonne santé du chiot établi par un vétérinaire, ainsi que les informations relatives aux vaccins qui lui ont été administrés (consignées dans son carnet de santé ou de vaccination).

Les dépenses engagées et efforts déployés par un professionnel digne de ce nom se répercutent nécessairement dans le prix de vente, qui est plus élevé que celui par exemple d’un animal issu d’une usine à chiots… Néanmoins, au-delà même de l’aspect éthique, le supplément correspondant ne représente pas forcément grand-chose en comparaison de ce peuvent finir par coûter les soins vétérinaires et/ou le recours à un comportementaliste – sans même parler de la frustration d’avoir un animal qui a des problèmes de santé et/ou de comportement…

Fragilité du Golden Retriever en période de croissance

Comme pour n’importe quelle race, les premiers mois d’un chiot Golden Retriever sont ceux où il part sans peur à la découverte du monde. Cette témérité peut d’autant plus se retourner contre lui qu’il est alors en pleine croissance : ses os et ses articulations sont donc encore très fragiles. Il n’est ainsi pas à l’abri de blessures, avec potentiellement à la clef des séquelles susceptibles de l’affecter toute sa vie durant, et notamment de nuire à sa mobilité – d’autant plus qu’il est prédisposé à la dysplasie de la hanche et la luxation patellaire. Il faut donc veiller à le ménager, en évitant toute activité trop longue ou trop intense.

Il est également important de respecter ses temps de repos (un chiot dort entre 15 et 20 heures par jour), notamment en faisant en sorte qu’il ait toujours un endroit calme pour dormir, et en ne le réveillant pas pendant son sommeil. C’est une condition sine qua non pour lui permettre de grandir en bonne santé.

Maintenir un Golden Retriever en bonne santé

Le Golden Retriever jouit d’une bonne santé générale, et est normalement rarement malade. Néanmoins, la prévention reste de mise afin de maximiser les chances de le garder en bonne santé.

Cela passe notamment par le fait de l’emmener chez le vétérinaire une fois par an (et même davantage quand il vieillit) pour un bilan de santé. Ce dernier offre l’occasion de déceler au plus tôt un éventuel problème, et le cas échéant de le prendre en charge le plus précocement possible.

Cette visite de routine est également un moment privilégié pour effectuer les éventuels rappels de vaccins qui s’imposent.

Il faut aussi penser à bien renouveler ses traitements antiparasitaires tout au long de l’année, afin qu’il ne cesse jamais d’être protégé. C’est d’autant plus crucial qu’il passe beaucoup de temps au dehors et explore généralement avec enthousiasme tous les terrains qu’il a la chance de visiter : forêts, champs, points d’eau…

Assurer un Golden Retriever

Le Golden passe normalement beaucoup de temps en extérieur et est un aventurier sans peur, toujours prêt à se rouler au sol, bondir et plonger dans des endroits improbables. Ainsi, il a de fortes chances de revenir avec des éraflures ou des blessures plus ou moins graves – a fortiori s’il est utilisé pour la chasse.

En outre, même s’il est globalement relativement robuste et jouit plutôt d’une bonne santé, il peut être touché par toutes sortes de maladies, dont certaines nécessitant un traitement coûteux et/ou à vie.

C’est donc clairement une race pour laquelle la question d’assurer la santé de son chien mérite de se poser : cela permet non seulement une prise en charge des dépenses courantes, mais aussi et surtout de pouvoir faire face en cas de coup dur.

L’offre disponible est pléthorique, d’autant que chaque acteur du marché propose généralement plusieurs formules différentes avec différents niveaux de protection à la clef. Il ne faut donc pas hésiter à demander plusieurs devis afin de comparer les taux de prise en charge, les plafonds annuels, les exclusions, la nécessité d’avancer des frais / les délais de remboursement…

Le coût d’une assurance santé pour un chiot Golden Retriever de 6 mois est généralement situé entre 10 et 20 euros par mois pour les offres d’entrée de gamme. Les formules les plus complètes nécessitent pour leur part de débourser plutôt autour de 30 à 40 euros.

Pour un sujet adulte qui est dans la force de l’âge, une assurance santé basique coûte chaque mois environ 15 à 25 euros. Une offre plus protectrice nécessite pour sa part de débourser plutôt autour de 30 à 50 euros.

Reproduction

Maturité sexuelle du Golden Retriever

Un Golden Retriever mâle peut s’accoupler dès l’âge d’un an. Par la suite, il demeure fertile toute sa vie durant, dès lors qu’il reste en bonne santé.

Pour ce qui est de la femelle, elle a ses premières chaleurs entre 9 et 15 mois. Il est conseillé toutefois d’éviter de la faire se reproduire avant son troisième cycle, qui débute généralement entre 18 et 24 mois. Le mieux est même de patienter jusqu’à l’âge de deux ans, afin que son corps soit suffisamment développé pour accueillir des petits dans les meilleures conditions, et ainsi réduire les risques de complications.

Par ailleurs, elle a ses chaleurs deux fois par an, mais son activité ovarienne décline à partir de sa sixième année. De ce fait, sa capacité reproductrice est optimale entre 2 et 5 ans.

Durée de gestation du Golden Retriever

La durée de grossesse d’une femelle Golden Retriever est de 63 jours en moyenne, soit un peu plus de deux mois. C’est assez cohérent avec le fait que les races de taille moyenne ou grande ont généralement des gestations un peu plus longues que les petites.

Nombre de chiots par portée du Golden Retriever

La portée typique d’une chienne Golden Retriever compte normalement 4 à 12 chiots, et la moyenne se situe à 8. Néanmoins, comme chez n’importe quelle race, la première est généralement plus petite que les suivantes.

Au demeurant, tant l’âge que l’état de santé des parents entrent en ligne de compte. En particulier, si une femelle a une santé fragile, est mal nourrie ou souffre d’un quelconque problème psychologique, elle a généralement moins de petits que la moyenne. Quant au mâle, il est moins fertile quand il est très jeune ainsi qu’au-delà d’un certain âge.

Difficultés de mise bas du Golden Retriever

Les mise bas se passent généralement bien chez le Golden, mais des complications n’en demeurent pas moins possibles. L’intervention d’un vétérinaire est indispensable si un chiot est de trop grande taille, s’il se présente mal ou encore en cas de malformation du bassin de la mère.

En tout état de cause, le risque de problèmes est accru si on fait reproduire cette dernière alors qu’elle n’a pas encore totalement achevé sa croissance.

Entretien

Du fait à la fois du temps qu’il passe à l’extérieur et de certaines de ses particularités physiques (à commencer par son double pelage ainsi que ses oreilles pendantes), l’entretien du Golden Retriever est assez exigeant. En outre, il faut généralement prévoir un passage chez le toiletteur au moins une fois par an.

Entretien du pelage du Golden Retriever

Avec son double pelage dense, le Golden Retriever a besoin d’un brossage au moins une fois par semaine. Cela permet d’éliminer les poils morts, et ce faisant de réduire la quantité de poils qu’il laisse un peu partout derrière lui ainsi que la création de boules pileuses qu’il pourrait avaler. En outre, on facilite ainsi la pousse des nouveaux poils. Le brossage aide aussi à bien répartir le sébum, ce film lipidique secrété par la peau et destiné à la protéger. Cela rend aussi son pelage plus brillant et plus imperméable.

En période de mue, c’est-à-dire au printemps et à l’automne, il est conseillé d’opter pour une fréquence quotidienne – ne serait-ce que pour récupérer un maximum de poils morts et éviter qu’il y en ait rapidement d’importantes quantités éparpillées partout dans la maison.

Il est conseillé d’utiliser à chaque fois une brosse douce pour un chiot, puis de passer progressivement à un peigne ou une brosse à poils durs au fur et à mesure qu’il devient adulte.

Par ailleurs, il peut être utile de raccourcir de temps à autre le pelage du Golden Retriever à certains endroits stratégiques afin de faciliter ses mouvements et d’éviter que des intrus ne s’y installent  (saletés, parasites…) : entre les coussinets, sous le ventre, au-dessus des oreilles… Cela rend aussi l’entretien de ces zones plus aisé.

Dans tous les cas, étant donné que ce chien est prédisposé à diverses maladies cutanées, une bonne habitude à prendre est de profiter de son brossage pour observer l’état de sa peau et vérifier qu’il n’y a pas de problème à ce niveau.

Bains du Golden Retriever

Un Golden Retriever adulte doit être baigné une fois toutes les 6 à 8 semaines, mais il ne faut pas hésiter à s’écarter de cet intervalle s’il s’est fortement sali : boue, substances toxiques…

Plus aventureux et gaffeur, un chiot peut bénéficier de bains plus fréquents si nécessaire. Néanmoins, sauf situation exceptionnelle, il faut toujours laisser un délai d’au moins une semaine entre chacun.

Dans tous les cas, il est judicieux de donner un bain à son chien quand il est en pleine mue, car cela facilite l’élimination des poils morts.

Par ailleurs, il est impératif d’utiliser systématiquement un shampoing spécialement conçu pour la gent canine et non un produit destiné aux humains, car le pH de la peau des deux espèces n’est pas le même.

Entretien des oreilles du Golden Retriever

Le Golden Retriever est connu pour ses grandes oreilles tombantes. Cette caractéristique implique un risque accru d’otites, car de l’humidité et des saletés ont tôt fait de s’y accumuler. C’est pour cela qu’un nettoyage s’impose au moins une fois par semaine.

Il est recommandé également de les lui sécher quand elles sont mouillées, par exemple au retour d’une activité aquatique (baignade, chasse en milieu marécageux…) ou après une promenade sous la pluie ou dans un environnement humide.

Par ailleurs, il est judicieux de vérifier après chaque repas que de la nourriture ne s’y est pas invitée, car il risquerait ensuite de l’éparpiller partout dans la maison.

Pour bien nettoyer les oreilles d’un Golden Retriever, il faut comme pour n’importe quel chien utiliser une lotion auriculaire spécialement conçue pour la gent canine et recommandée par le vétérinaire. Opter pour de l’eau ou toute autre substance risquerait de causer une otite ou d’autres dommages.

Enfin, si une anomalie est visible (excès de cérumen, rougeurs, tache brune, mauvaise odeur…), il est indispensable de l’emmener directement chez le vétérinaire, qui est plus à même de diagnostiquer l’origine du problème et de savoir comment y remédier.

Entretien des yeux du Golden Retriever

Pour continuer longtemps à être charmé par les grands yeux d’une douceur infinie du Golden Retriever, il est conseillé de vérifier leur état au moins une fois par semaine. Des yeux sains sont clairs et brillants, avec le blanc de l’œil immaculé. Si on remarque des saletés, des croûtes ou des petites taches, un nettoyage s’impose à l’aide d’un produit adéquat. Dans le cas contraire, il n’y a rien à faire à ce niveau : le nettoyage n’est pas systématique.

En revanche, tout changement d’aspect du globe oculaire (rougeur, gonflement, opacité du cristallin…) ou production inhabituelle de liquides (écoulement purulent, mucus, croûtes abondantes…) est anormal. Il ne faut pas y toucher, mais emmener l’animal chez le vétérinaire afin que celui-ci se penche sur le problème.

Entretien des dents du Golden Retriever

Comme n’importe quel chien, le Golden Retriever peut être sujet aux problèmes bucco-dentaires. Aussi, il est important de ne pas négliger l’entretien de ses dents.

Cela passe par un nettoyage régulier à l’aide d’une brosse ou d’un doigtier, et en utilisant systématiquement une pâte à dentifrice destinée à la gent canine : un produit destiné aux humains pourrait causer une intoxication. Ce n’est pas assurément pas le geste d’entretien le plus simple, et il faut souvent s’y reprendre à plusieurs reprises pour réussir à nettoyer toute la dentition. Néanmoins, c’est nécessaire pour réduire la formation de tartre et tout ce qu’elle peut entraîner (mauvaise haleine, gingivite, parodontose…), ainsi que la fréquence des détartrages chez le vétérinaire (une intervention assez coûteuse et lourde, puisqu’elle nécessite une anesthésie générale).

L’idéal est de brosser ses dents tous les jours. Néanmoins, même en ne le faisant qu’une ou deux fois par semaine, les résultats sont là.

Entretien des griffes / ongles du Golden Retriever

Un chien actif comme le Golden Retriever passe ses journées à sauter, marcher, courir et creuser. Il a donc besoin d’ongles en parfait état pour continuer à dépenser son énergie inépuisable dans les meilleures conditions.

Cela suppose en particulier qu’ils ne soient pas trop longs : à défaut, ils pourraient perturber sa démarche, mais aussi entraîner sur le long terme l’apparition de douleurs articulaires. Ils pourraient aussi se recourber et créer des lésions sous la peau, ouvrant la porte à de possibles infections.

Malgré le niveau d’activité élevé de ce chien, il peut arriver que l’usure naturelle ne suffise pas à faire en sorte que ses ongles conservent une longueur correcte. Il est donc indispensable de vérifier une fois par mois qu’ils ne sont pas trop longs, et de les couper manuellement au besoin. En tout état de cause, s’ils frottent par terre et font du bruit lorsqu’il évolue sur des surfaces dures, c’est un signal qui ne trompe pas : ils doivent être taillés.

Cette opération nécessite une certaine vigilance. En effet, contrairement aux humains dont les ongles ne sont faits que de kératine, les griffes d’un chien contiennent des vaisseaux sanguins. Une erreur lorsqu’on les taille peut donc entraîner une blessure, avec à la clef des saignements importants et/ou des douleurs traumatisantes. 

Pour réaliser cette manipulation sans risques, il faut à la fois savoir comment agir correctement et disposer d’un équipement de qualité – c’est-à-dire un coupe-ongles spécialement conçu pour la gent canine, de bonne qualité et bien aiguisé, adapté aux chiens de taille moyenne. En cas de doute, mieux vaut faire confiance à l’expertise d’un toiletteur ou d’un vétérinaire.

Entretien du Golden Retriever au retour à la maison

Grand aventurier, le Golden Retriever se donne corps et âme dans ses activités journalières, que ce soit une courte sortie dans le jardin, une longue promenade en forêt, une séance de natation…

Son pelage dense le rend néanmoins très enclin à ramener de ses sorties des brindilles, de la boue et d’autres invités indésirables : épillets, tiques, puces… Il est donc recommandé de prendre l’habitude d’inspecter sa fourrure lors du retour à la maison après chaque longue sortie, et de brosser vigoureusement les parties les plus velues de son corps – le torse, le ventre et la queue.

Cet examen rapide peut aussi permettre de détecter une petite blessure : par exemple, une coupure au niveau des coussinets peut facilement survenir même au cours d’une activité en apparence anodine. Tant qu’elle est mineure, une désinfection s’avère suffisante, et permet d’éviter toute complication.

Par ailleurs, après une activité aquatique, il est conseillé de rincer abondamment son chien à l’eau claire puis de le sécher. C’est d’autant plus vrai s’il s’est baigné en mer, car l’eau salée est particulièrement irritante pour sa peau et son pelage.

Ses grandes oreilles nécessitent elles aussi de l’attention, car leur forme pendante implique que des saletés, épillets, champignons, parasites… peuvent facilement s’y inviter. Il faut donc elles aussi les inspecter au retour d’une longue excursion (surtout s’il s’est roulé dans de l’herbe, de la boue ou toute autre matière), et les nettoyer au besoin. En outre, si elles sont mouillées, il convient de les sécher pour éviter toute accumulation d’humidité qui pourrait déclencher une otite.

Initiation du Golden Retriever au toilettage

Il est préférable d’habituer dès son plus jeune âge le Golden aux différentes manipulations qu’implique son toilettage, afin qu’elles soient normales pour lui. Elles peuvent même devenir une routine qu’il apprécie, dans la mesure où elles sont l’occasion de partager des moments de complicité avec son maître et où il aime particulièrement être au centre de l’attention de ce dernier.

Toutefois, un certain savoir-faire est nécessaire afin d’agir correctement et que les séances puissent effectivement être pour tout le monde des moments agréables, et non de stress. En effet, des gestes d’entretien précis sont requis pour agir de manière à la fois efficace et sécurisée. Il est donc préférable de les apprendre la première fois auprès d’un professionnel, qu’il s’agisse d’un toiletteur ou du vétérinaire.

Alimentation

Nourriture recommandée pour un Golden Retriever

Le Golden est un vorace : tout ce qu’il sent, voit et touche a de grandes chances de finir dans son estomac.

Or, même s’il semble parfois difficile de résister face à ses demandes insistantes, mieux faut éviter de lui donner ou le laisser consommer de la nourriture destinée aux humains : restes de table, contenus des poubelles… En effet, non seulement elle a peu de chances de correspondre à ses besoins nutritionnels et donc risque fort de déséquilibrer son régime alimentaire, mais en plus certains aliments que nous apprécions sont toxiques pour la gent canine : chocolat, avocat, oignon…

Des aliments pour chien industriels de qualité sont nettement plus adaptés, du moment qu’ils sont bien choisis et adaptés. En effet, comme chez toutes les races, les besoins nutritionnels varient d’un individu à l’autre en fonction de différents critères : son âge, son niveau d’activité physique, son métabolisme… Il est évident par exemple qu’un chien senior faiblement mobile n’a pas les mêmes besoins qu’un jeune adulte très dynamique. Par ailleurs, un individu stérilisé a moins besoin d’être nourri qu’un autre qui ne l’est pas.

Les besoins peuvent aussi varier d’une période à l’autre de l’année : c’est le cas par exemple pour un individu utilisé comme chasseur. Comme il se dépense davantage pendant la saison de la chasse, il est nécessaire d’ajuster alors à la hausse les quantités fournies, voire de faire en sorte d’inclure davantage de lipides et de protéines dans ses rations. Il faut veiller toutefois à bien revenir à son alimentation normale une fois celle-ci achevée, sous peine qu’il développe de l’embonpoint.

En moyenne, un Golden Retriever adulte actif a besoin de 1300 à 1700 calories par jour. Il faut plutôt tabler sur environ 2000 calories dans le cas d’un chien de travail (par exemple pour la chasse) ou d’une femelle en gestation. En revanche, un sujet âgé et moins actif se contente d’un peu moins de  1000 calories par jour. 

Ces chiffres sont toutefois des moyennes : rien ne remplace l’expertise et les précieux conseils d’un vétérinaire. Il faut d’autant moins hésiter à solliciter ce dernier que procurer à son chien une alimentation saine et équilibrée est indispensable pour le garder en bonne santé.

Alimentation d’un chiot Golden Retriever

Il est important de fournir au chiot Golden Retriever en pleine croissance une alimentation adaptée et de qualité, pour aider son corps à grandir et à se former correctement. Si elle est donnée en quantité insuffisante ou ne comporte pas les nutriments dont il a besoin, il risque des carences et d’éventuels retards de développement. À l’inverse, s’il est trop nourri, il peut grandir trop vite et souffrir de blessures, voire de séquelles à vie : problèmes articulaires, malformations osseuses…

Il faut donc veiller à lui offrir des aliments de qualité spécifiquement conçus pour les chiots et leurs besoins spécifiques. Il est d’ailleurs crucial de garder en tête que ces derniers évoluent régulièrement, si bien qu’il est nécessaire d’ajuster régulièrement ses rations – à la fois qualitativement et quantitativement. Solliciter les conseils d’un vétérinaire s’avère fort utile pour savoir comment agir au mieux, tant en ce qui concerne les quantités à donner que le choix des produits.

En revanche, il n’est normalement pas nécessaire de donner des compléments alimentaires à un chiot Golden Retriever, dès lors que ses aliments sont correctement choisis – sauf bien sûr préconisation en ce sens formulée expressément par un vétérinaire.

Fréquence des repas d’un Golden Retriever

La ration quotidienne du Golden Retriever doit être répartie en deux repas quotidiens, voire plus dans le cas d’un chiot. Cela permet de faciliter sa digestion en évitant qu’il ingère une trop grande quantité d’un coup, et évite qu’il y ait à la fois des moments où il a trop mangé et d’autres où au contraire il est affamé – avec le risque qu’il réclame de manière insistante et/ou se mette alors en quête de nourriture (fouille dans les poubelles, vol…).

Il est d’autant moins susceptible d’avoir de tels comportements si on instaure une certaine routine en veillant à lui donner ses repas donner à heures fixes – de préférence un le matin et l’autre le soir. Faire ainsi permet aussi de renforcer la confiance qu’il éprouve envers ses maîtres.

Éviter qu’il ne mange une quantité importante de nourriture en une seule fois a aussi l’avantage de réduire le risque de dilatation-torsion de l’estomac, affection à laquelle il est prédisposé. Dans cette même optique, il est important de lui faire prendre ses repas dans un endroit calme et de lui éviter toute activité physique intense dans l’heure qui précède ainsi – et surtout – que dans celle qui suit.

Par ailleurs, il est bon de jeter un œil à ses longues oreilles pendantes après les repas, car des restes de nourriture peuvent facilement s’y accrocher. Le cas échéant, un nettoyage s’impose pour éviter qu’il ne salisse le domicile.

Éviter l’obésité du Golden Retriever

Le Golden ne sait pas s’auto-réguler, et n’hésite pas à manger tout ce qui passe à portée de son museau. Ainsi, seule la vigilance de ses maitres peut le prémunir de l’obésité, à laquelle il est prédisposé à cause de sa gourmandise. Respecter certaines règles liées à l’alimentation permet de réduire fortement la probabilité que le problème se pose.

En premier lieu, il est important de mesurer scrupuleusement les rations de nourriture qu’on lui donne, et de se conformer strictement aux recommandations. Il faut par ailleurs se montrer intransigeant quand il fait les yeux doux pour quémander un troisième repas ou des friandises.

Ces dernières peuvent néanmoins s’avérer utiles, en particulier dans le cadre de son éducation. Néanmoins, comme elles ont tôt fait de représenter un apport calorique, mieux vaut éviter d’avoir la main trop lourde. Cela dit, il est possible de déduire ledit apport de sa ration quotidienne et/ou d’opter pour des produits allégés.

Enfin, il faut empêcher son chien de quémander ou s’approprier directement lui-même (par exemple en mangeant des restes de table ou en fouillant dans les poubelles) de la nourriture destinée aux humains. En effet, il y a peu de chances qu’elle corresponde à ses besoins nutritionnels : si cela devient une habitude, son régime alimentaire a de grandes chances d’être perturbé. Sans même parler du fait que certains mets très appréciés des humains s’avèrent toxiques pour leur compagnons…

Hydratation d’un Golden Retriever

Il est d’autant plus important que le Golden soit bien hydraté que c’est un chien qui déborde d’énergie. Il faut donc qu’il ait en permanence de l’eau fraîche et propre à sa disposition.

Cela vaut aussi lors des sorties, du moins dès lors que celles-ci ne se cantonnent pas à un tour du quartier : il est recommandé d’emporter alors de l’eau pour lui, et de lui en proposer régulièrement. Ainsi, il n’est pas tenté de se rabattre sur des flaques ou des eaux stagnantes, qui présentent toutes sortes de risques sanitaires : contamination par des parasites, intoxication…

Par ailleurs, en période de fortes chaleurs, il est conseillé d’humidifier ses croquettes ou d’opter pour des aliments plus riches en eau : pâtée, légumes frais… C’est particulièrement judicieux pour un individu senior, qui comme chez les humains a tendance à moins boire.

Usage

Le Golden Retriever fut conçu à l’origine pour servir comme chien rapporteur de gibier, mais de nos jours cet énergique compagnon brille également dans d’autres fonctions et se distingue par sa polyvalence. Il faut dire qu’il est loyal, adore faire plaisir à ses maitres et ne rechigne pas à la tâche. Sa soif d’apprendre fait de lui l’allié idéal pour assister, secourir et aider dans certaines situations critiques.

Le Golden Retriever comme chien de chasse

Historiquement, attraper et rapporter du gibier est la mission première du Golden Retriever. C’est en effet dans ce seul but qu’il fut créé au 19ème siècle, même si sa polyvalence lui permettait de briller aussi dans d’autres activités.

De nos jours, il est moins sollicité pour la chasse que par le passé et que d’autres races, mais n’en reste pas moins un très bon chasseur.

Il faut dire qu’il adore l’eau, et fait partie des meilleurs chiens nageurs. Il excelle aussi bien pour dénicher les canards dans leur cache entre les feuillages aquatiques que sur un terrain forestier avec une végétation dense.

En outre, rapporter les proies est une chose naturelle pour lui. En revanche, il faut le former pour perfectionner le rapport des oiseaux à la main, car son instinct et sa gourmandise l’incitent parfois à goûter ce qu’il tient entre ses dents.

Le Golden Retriever comme chien de guerre

Le Golden Retriever a un flair affuté qui peut s’avérer utile dans différents corps d’armée, et on le retrouve notamment dans les rangs de l’US Army. Il est certes beaucoup moins employé que d’autres races comme le Malinois ou le Berger Allemand, mais peut rendre service dans les opérations de déminage sur un terrain de conflit.

Le Golden Retriever comme chien de garde

Naturellement bon et amical, le Golden Retriever n’est pas du genre agressif. Néanmoins, il sait au besoin jouer de sa taille pour impressionner et de son aboiement rauque pour dissuader. L’amour qu’il éprouve pour ses maîtres ainsi que sa loyauté à leur égard sont assurément un atout s’il se retrouve dans une situation où il doit les protéger.

Pour autant, si on ambitionne d’en faire un bon chien de protection, il faut mettre en place un entrainement poussé l’incitant à aller à l’encontre de son caractère jovial et sociable – au moins quand on le lui demande. En somme, l’idée est de lui apprendre un ordre par lequel on lui indique qu’il doit agir comme protecteur (ou au moins aboyer), quand bien même il ne voit pas de danger. En effet, être en alerte toute la journée n’est pas dans sa nature.

Le Golden Retriever comme chien de berger

Du fait de son tempérament calme et de sa douceur avec le bétail, le Golden est un choix possible pour une petite ferme. Il sait aboyer après les moutons lors des déplacements dans les champs et surveille très bien les poulets, sans les goûter. En outre, il s’entend sans problème avec un éventuel chat de grange.

En revanche, il n’est pas le plus adapté pour la protection des troupeaux. Si un prédateur (loup, renard…) approche, il peut signaler sa présence par des aboiements puissants, mais ne se montre menaçant envers l’intrus que si son maître est là et le lui ordonne : il ne le fait pas spontanément, faute d’instinct protecteur.

Le Golden Retriever comme animal de compagnie

Même si ce n’était pas le rôle auquel il était destiné lorsqu’il fut mis au point au 19ème siècle, le Golden Retriever est aujourd’hui le chien de compagnie par excellence – ce qui explique d’ailleurs sa popularité un peu partout dans le monde.

Il passe la majeure partie de sa vie à satisfaire ses maîtres, et est avide d’attention et de câlins de leur part. D’ailleurs, il est souvent le premier à lancer une séance de cocooning en agitant sa queue avec entrain. Il adore particulièrement les caresses sur le haut du crâne et derrière les oreilles, qui le mettent dans un état de pur bonheur. Lui-même n’est pas non plus avare de tendresse envers ses maîtres, qu’il exprime notamment avec d’innombrables coups de langue.

Toutefois, pour qu’il soit d’agréable compagnie, encore faut-il qu’il soit équilibré et heureux. Cela suppose d’être suffisamment disponible pour satisfaire son important besoin d’attention, et suffisamment actif pour lui procurer tout l’exercice dont il a besoin – au moins une heure et demie d’activité par jour.

Le Golden Retriever comme chien d’assistance

Comme son cousin le Labrador Retrieverle Golden fait partie des chiens les mieux adaptés pour rendre service de mille manières à son propriétaire. De fait, sa patience, sa loyauté, sa bienveillance et sa soif d’apprendre sont autant atouts qui expliquent qu’on le retrouve souvent comme chien d’assistance auprès de personnes souffrant d’un handicap quel qu’il soit, après bien sûr une formation spécifique. C’est d’autant plus vrai que malgré sa nature énergétique à la base, il sait s’adapter au rythme de ses propriétaires afin de remplir correctement les missions qui lui sont confiées. 

Il est ainsi très apprécié par les associations de formation de chiens guide d’aveugle, et on le trouve auprès de nombreuses personnes souffrant d’un tel handicap.

Il est aussi plébiscité par les personnes à mobilité réduite, pour qui il fait un formidable assistant capable de récupérer des objets inaccessibles, d’ouvrir les portes voire même tirer le fauteuil roulant au besoin.

On peut également lui apprendre à détecter lorsque le taux de glucose d’une personne diabétique est trop bas, afin qu’il la prévienne voire en cas de malaise avertisse d’autres personnes aux alentours ou active un système d’urgence.

Le Golden Retriever comme chien de soutien psychologique

Le Golden Retriever est une boule de câlins et d’amour avec tous ceux qu’il rencontre. Cette caractéristique fait de lui un chien idéal pour le soutien psychologique aux personnes.

Il est courant qu’il joue le rôle de compagnon domestique dans une famille aimante, et que celle-ci accepte de le mettre ponctuellement à disposition de certaines institutions par l’intermédiaire d’une association spécialisée : hôpitaux, maisons de retraite, résidences médicalisées, instituts psychiatriques… Le cas échéant, un entraînement adapté est généralement prévu par l’organisme, afin qu’il soit en mesure de soutenir au mieux ceux qui ont besoin de sa tendresse.

Sa nature affable lui permet aussi d’apporter un soutien psychologique aux soldats ou vétérans qui souffriraient de stress post-traumatique.

Le Golden Retriever comme chien de compétition

Le Golden Retriever est en quelque sorte un chien épicurien : il aime passer du temps à jouer, à faire des rencontres, et plus largement à profiter de tout ce que la vie peut lui offrir. Aussi, lui demander de rester concentré et d’éviter les tentations pour gagner une compétition de sport canin peut être une tâche longue et ardue. En effet, malgré son envie d’obéir à ses maîtres et de leur faire plaisir, il a tôt fait de se laisser tenter par toutes sortes de distractions.

En particulier, il n’est pas le meilleur dans les compétitions d’obéissance.

En revanche, il est plus apte à se montrer à son avantage dans des activités qui lui permettent de dépenser son énergie débordante en compagnie de son maître adoré, telles que le flyball, le canicross ou l’agility.

Le Golden Retriever comme chien d’exposition

Le magnifique pelage doré du Golden Retriever ne laisse pas indifférent, et fait de lui un candidat de choix en exposition canine, ainsi qu’un incontournable de ce genre d’événements.

Calme et amical, il accepte l’examen des juges sans se montrer agressif et peut même les séduire par sa curiosité et sa personnalité attachante. En outre, il sait rester placide dans cet environnement pourtant relativement stressant, dès lors qu’il a des éléments rassurants autour de lui – à commencer par la présence de son maître, ou au moins un objet qui porte l’odeur de ce dernier.

Le Golden Retriever comme chien policier

Le Golden Retriever peut être utilisé comme chien policier, car son odorat bien développé peut servir à détecter des substances illicites ou des dispositifs dangereux : armes, explosifs…

Il est aussi capable d’aider à retrouver une personne en fuite, après qu’on l’a mis sur sa trace.

On retrouve donc ce chien employé aux côtés des forces de police de différents pays. En revanche, le fait qu’il soit très amical avec les humains implique qu’il n’est pas du tout fait pour les unités de sécurité et l’appréhension de malfaiteurs.

Le Golden Retriever comme chien secouriste

Le Golden Retriever peut tout aussi bien identifier des substances illicites ou dangereuses (drogues, armes, explosifs…) que remonter la trace d’une personne, une fois qu’on lui a fait renifler un objet imprégné de son odeur.

On le retrouve ainsi utilisé dans la recherche de personnes disparues ou de victimes ensevelies sous une avalanche ou des décombres.

Le Golden Retriever comme chien truffier

Aimant passer du temps avec les siens et dans la nature, le Golden considère la recherche de truffes comme un jeu de pistes que ses maîtres lui proposent. Toutefois, tant son enthousiasme que sa gourmandise le conduisent le plus souvent à dévorer le contenu de ses découvertes, et expliquent qu’il soit loin d’être le meilleur des chiens truffiers.

Si on souhaite malgré tout pratiquer cette activité avec lui, il faut un entraînement poussé pour non seulement lui apprendre à reconnaître l’odeur spécifique de ces champignons, mais aussi faire en sorte qu’il accepte de les laisser à ses propriétaires.

Autres usages du Golden Retriever

La capacité de travail du Golden Retriever, son goût pour l’eau ainsi que son énergie sont les principaux atouts qui en font un très bon chien de sauvetage en mer.

Prix

Depuis les années 90, la popularité du Golden Retriever a grimpé en flèche un peu partout dans le monde. Cette hausse de la demande a eu tendance à tirer vers le haut les prix demandés par les éleveurs.

Quoi qu’il en soit, comme pour n’importe quelle race, le prix d’un chiot Golden Retriever varie fortement d’un individu à l’autre en fonction notamment de sa lignée, de la notoriété de l’élevage et de ses caractéristiques intrinsèques. Ce dernier point explique d’ailleurs qu’on constate parfois des écarts importants au sein d’une même portée. C’est un phénomène tout à fait normal, qu’on observe chez toutes les races.

La couleur de pelage a une importance toute particulière : les sujets au pelage doré sont les plus demandés, avec une préférence pour les mâles. Ainsi, les Golden au pelage crème et les femelles sont plus abordables à l’achat.

L’âge a aussi son importance : au-delà de trois mois, le prix d’un chiot tend généralement à diminuer.

Prix d’un Golden Retriever en France et en Belgique

Compte tenu de la popularité de la race, on trouve en France comme en Belgique de très nombreux éleveurs de Golden Retriever.

Un chiot issu d’un élevage sérieux et destiné à la compagnie coûte généralement entre 1300 et 1500 euros. Il faut prévoir un petit peu plus pour un individu dont les caractéristiques physiques lui permettent de briller dans les expositions canines. Quant à un spécimen dont les qualités exceptionnelles le prédestinent à la reproduction, le montant à débourser peut approcher – voire dépasser – les 2000 euros.

Prix d’un Golden Retriever au Canada

Il n’est normalement nul besoin de se tourner vers l’étranger quand on réside au Canada et qu’on souhaite adopter un Golden Retriever : le Club Canin Canadien (CCC) répertorie plus d’une centaine d’élevages aux quatre coins du pays.

Un chiot issue d’une bonne lignée coûte généralement entre 1800 et 3000 dollars canadiens.

Prix d’un Golden Retriever dans son pays d’origine

Le Golden Retriever demeure très populaire dans son pays d’origine, le Royaume-Uni : on y trouve donc de très nombreux éleveurs. Un chiot proposé par un professionnel digne de ce nom coûte généralement entre 1500 et 2000 livres sterling(1700 à 2300 euros, ou 2300 à 3000 dollars canadiens).

Conseils pour l’adoption d’un Golden Retriever

Chercher à adopter un chiot Golden Retriever au plus bas prix possible peut exposer à des déconvenues. En effet, les économies réalisées à l’achat peuvent rapidement peser peu face aux dépenses de vétérinaire et/ou de comportementaliste, si l’animal adopté présente une santé fragile ou des troubles comportementaux hérités de son enfance. Il est ainsi conseillé de ne pas être obsédé par la recherche d’une (supposée) bonne affaire, mais plutôt par le choix d’un éleveur sérieux et responsable.

Un professionnel digne de confiance prend soin de sélectionner scrupuleusement ses reproducteurs, notamment afin de minimiser le risque qu’ils transmettent une maladie héréditaire à leur descendance. En outre, il offre à ses protégés de bonnes conditions de vie, une existence saine et épanouie, une éducation aux petits oignons, des soins appropriés, et ménage ses femelles reproductrices : pas plus d’une grossesse par an. Enfin, il ne lésine pas sur les efforts pour offrir aux chiots une socialisation de qualité, quitte d’ailleurs à ne pas les céder tant qu’ils n’ont pas atteint l’âge de trois mois.

Même si toutes ces bonnes pratiques se répercutent dans le prix de vente, elles maximisent les chances d’avoir des parents et des petits en parfaite santé, mais aussi bien dans leurs pattes et dans leur tête – ce qui est le gage d’une cohabitation réussie avec l’animal qu’on adopte.

En tout état de cause, il est indispensable de visiter l’endroit dans lequel ce dernier est né et a grandi : cela permet notamment de s’assurer que celui-ci est effectivement propice à son bon développement physique et psychique, ainsi que d’évaluer le sérieux de l’éleveur. Il est conseillé de passer du temps avec le petit, ainsi qu’avec ses parents, pour détecter d’éventuels problèmes de comportement : agressivité, méfiance… En cas de doute, mieux vaut passer son chemin et se tourner vers un autre élevage : ce n’est pas le choix qui manque.

Hybrides

Le Golden Retriever étant très apprécié et très répandu, il n’est pas surprenant qu’il ait donné lieu à la création de nombreux hybrides, notamment suite à la volonté de certains éleveurs d’obtenir des chiens moins enclins à certaines maladies héréditaires. Il en existe ainsi plus d’une soixantaine.

Parmi les plus célèbres, on peut citer :

Popularité

Le Golden Retriever fait partie des chiens les plus appréciés au monde, au point de figurer dans de nombreux pays parmi les 10 races les plus représentées.

Popularité du Golden Retriever dans son pays d’origine

Au Royaume-Uni, le Golden Retriever se situe en moyenne à la 6ème place au classement des races les plus appréciées, avec 8500 enregistrements annuels auprès du Kennel Club au tournant des années 2020.

Cela marque un recul par rapport au milieu des années 2000, où il flirtait avec les 10.000. Cela dit, une décennie plus tard, ce nombre avait chuté aux alentours de 7000. Il s’est donc redressé depuis : la tendance est légèrement à la hausse depuis le milieu des années 2010.

Le Golden Retriever reste néanmoins largement distancé par son cousin le Labrador Retriever et ses 35.000 à 40.000 naissances annuelles.

Popularité du Golden Retriever en France

La première inscription d’un Golden Retriever au Livre des Origines Français (LOF) remonte à 1929. La race a depuis parcouru beaucoup de chemin…

Néanmoins, son élevage ne s’est réellement développé dans le pays qu’après la Seconde Guerre Mondiale. Et encore : pendant longtemps, il resta très discret, même si sa popularité croissait de manière quasiment discontinue. Ainsi, au début des années 70, on comptait moins d’une trentaine d’inscriptions par an au LOF. À la fin de la décennie, ce nombre frôlait la centaine.

Les choses s’accélèrent fortement dans les années 80, surtout à partir de 1985 : alors que cette année-là un peu moins de 300 spécimens furent enregistrés, ils étaient plus du double à l’aube des années 90.

Ces dernières virent la popularité du Golden Retriever exploser de manière assez exceptionnelle, si bien qu’au tournant du 21ème siècle on comptait environ 5000 inscriptions par an. Le phénomène se poursuivit jusqu’en 2003, où un peu plus de 7500 individus furent inscrits dans le registré géré par la Société Centrale Canine (SCC).

Les chiffres restèrent alors relativement stables pendant presque une dizaine d’années : entre 2003 et 2011, le nombre de naissances annuelles de Golden Retriever en France se situa dans l’ensemble entre 7500 et 8500.

Par la suite, c’est-à-dire dans les années 2010, les chiffres recommencèrent à croître régulièrement, si bien qu’au tournant des années 2020 on comptait environ 12.000 inscriptions par an.

Ainsi, le Golden Retriever dispute au Berger Belge (toutes variété confondues) et au Staffordshire Bull Terrier la deuxième place au classement des races de chiens les plus populaires en France, qui est largement dominé par le Berger Australien.

Popularité du Golden Retriever en Suisse

Le Golden Retriever est bien apprécié en Suisse. La tendance est toutefois légèrement à la baisse, au profit d’autres races comme le Chihuahua ou le Bouledogue Français. Ainsi, alors qu’un peu plus de 13.000 spécimens étaient enregistrés en 2015 dans la base de données Amicus, il n’y en avait plus qu’environ 12.000 au début des années 2020.

De ce fait, le Golden a un peu reculé au classement des races les plus populaires dans le pays, passant de la 6ème place en 2015 à la 8ème place en 2020.

Popularité du Golden Retriever au Canada

Le Golden fait partie des races les plus populaires au Canada. En effet, il figurait de 2013 à 2019 en troisième positiondans le classement établi par le CCC (Club Canin Canadien) en fonction du nombre d’individus enregistrés chaque année auprès de l’organisme, précédé seulement par le Labrador Retriever et le Berger Allemand. Son succès ne se dément pas, puisqu’en 2020 il est même parvenu à détrôner ce dernier sur la deuxième marche du podium.

Popularité du Golden Retriever ailleurs dans le monde

Le Golden Retriever a parcouru un sacré chemin depuis sa reconnaissance officielle par le Kennel Club en 1913 : il est aujourd’hui connu dans le monde entier, et très populaire dans de nombreux pays. Ainsi, il figurait en 5ème position dans un classement réalisé en 2013 sur la base des chiffres d’enregistrement de 25 organismes nationaux membres de la FCI (Fédération Canine Internationale).

En Europe

Le Golden Retriever a notamment de nombreux adeptes en Europe.

En Allemagne, on compte chaque année environ 2200 enregistrements par an de Golden Retrievers auprès du VDH (Verband für das Deutsche Hundewesen), un chiffre stable depuis le milieu des années 2000. C’est légèrement moins que son comparse le Labrador Retriever, mais cela lui permet toutefois d’être solidement installé à la 5ème place du classement. Ce dernier est largement dominé par le Berger Allemand, qui reste la race-star dans le pays avec plus de 10.000 inscriptions annuelles.

En Espagne, la Real Sociedad Canina de España (RSCE) enregistrait annuellement dans les années 2010 autour de 2000 représentants de la race. La tendance était légèrement orientée à la baisse, mais le Golden Retriever se situait toutefois en moyenne autour de la 7ème place au classement des chiens les plus populaires dans le pays.

En Italie, le Golden vit sa popularité croître progressivement dans les années 2010. Ainsi, alors qu’on comptait au début de la décennie environ 5000 inscriptions par auprès de l’ENCI (Ente Nazionale della Cinofilia Italiana), ce nombre atteignait les 7000 au tournant des années 2020. Comme dans la plupart des pays, il est néanmoins légèrement distancé par son cousin le Labrador Retriever.

Aux États-Unis

Aux États-Unis, contrairement à la plupart des autres pays, le Golden Retriever n’a pas attendu les dernières décennies du 20ème siècle pour se faire un nom. Ainsi, dès la deuxième moitié des années 50, il figurait autour de la 25ème position dans le classement des races les plus populaires, avec autour de 2500 inscriptions annuelles auprès de l’American Kennel Club (AKC). Ce nombre augmenta forcément dans les années 60, au point de franchir les 10.000 à l’aube de la décennie suivante. Néanmoins, il en alla globalement de même pour la plupart des autres races, si bien que sa position resta inchangée.

Ce fut donc surtout dans les années 70 que le Golden Retriever sortit du lot aux États-Unis et distança nombre de ses congénères : son nombre d’inscriptions annuelles quadrupla au cours de cette période, si bien qu’il fit son entrée dans le Top 10 en 1977 et qu’à la fin de la décennie il émargeait en 6ème position. Il poursuivit sur sa lancée dans les années 80, qu’il termina installé à la 4ème place, avec environ 65.000 enregistrements annuels. La décennie suivante fut marquée par une relative stabilité.

On observa toutefois à partir des toutes dernières années du 20ème siècle un léger affaissement des chiffres, qui se poursuivit et s’amplifia dans les années 2000. Ainsi, à l’issue de ces dernières, on ne comptait plus qu’environ 30.000 inscriptions par an. Néanmoins, la tendance n’était pas propre au Golden Retriever : on constatait aussi une telle division par deux pour le nombre d’inscriptions toutes races confondues. Par conséquent, à l’aube des années 2010, il continuait de figurer en moyenne en 4ème position au classement des races les plus plébiscitées par les Américains.

De 2013 à 2019, il occupait même la 3ème place, solidement installé derrière le Labrador Retriever et le Berger Allemand. Autrement dit, bien que déjà ancienne, sa popularité ne se dément pas.

Ailleurs dans le monde

En plus de l’Europe et des États-Unis, le Golden Retriever s’est également exporté encore plus loin de ses terres natales, et a su se faire une place dans des contrées situées aux quatre coins du globe.

Au Japon, il figurait à la toute fin du 20ème siècle à une très flatteuse 3ème place dans le classement réalisé par le JKC (Japan Kennel Club) sur la base des statistiques d’inscriptions annuelles dans ses registres, avec près de 30.000 enregistrements annuels. Néanmoins, ce nombre baissa ensuite fortement, avec une dégringolade particulièrement forte au début des années 2000. Ainsi, dès 2004, il était passé sous la barre des 10.000. Un point bas fut atteint en 2018, avec à peine un peu plus de 4400 chiots enregistrés cette année-là, ce qui permettait malgré tout au Golden de figurer en 13ème position au classement. On observe depuis lors un certain redressement, à la fois en termes de nombre d’inscriptions et de position, mais l’avenir dira s’il est ou non pérenne.

En Australie, le Golden Retriever est bien implanté depuis déjà assez longtemps. Ainsi, dans la seconde moitié des années 80, on comptait déjà près de 3000 enregistrements annuels auprès de l’Australian National Kennel Council (ANKC), ce qui lui permettait de figurer autour de la 8ème position au classement. La décennie suivante vit sa popularité croître fortement et atteindre son apogée en 1998, avec plus de 5000 inscriptions dans l’année et une 3ème place au classement. Cela fut suivi d’un reflux qui se prolongea tout au long de la première décennie du 21ème siècle : à l’issue de celle-ci, on ne comptait plus qu’environ 2700 inscriptions par an, si bien que le Golden Retriever était redescendu au 5ème rang. À partir de 2012, les chiffres repartirent légèrement à la hausse, si bien qu’à l’aube des années 2020 un peu plus de 3000 chiots étaient enregistrés chaque année auprès de l’ANKC, et que la race avait repris (de peu) sa 3ème place.

En Afrique du Sud, le nombre d’enregistrements de Golden Retrievers auprès du Kennel Union of South Africa (KUSA) baissa tout au long des années 2010, passant d’environ 1200 au début de la décennie à environ 800 à son terme. Il se situe toutefois en moyenne autour de la 5ème place au classement des races les plus populaires dans le pays, au coude-à-coude avec le Labrador Retriever.

Divers

Depuis les années 90, la popularité du Golden Retriever est telle qu’on le voit partout : dans les séries télévisées, les livres, sur le grand écran… On le retrouve aussi aux côtés de nombreuses stars, et avec l’avènement des réseaux sociaux certains spécimens appartenant à des inconnus sont eux-mêmes devenus des célébrités.

Sommaire : Golden Retrievers célèbres de l’Histoire | Le Golden Retriever dans la littérature | Le Golden Retriever dans la peinture | Le Golden Retriever à l’écran | Golden Retrievers de célébrités | Golden Retrievers qui sont des célébrités

Golden Retrievers célèbres de l’Histoire

  • Le premier Golden ayant marqué l’histoire politique est celui du 38ème président des États-Unis, Gerald Ford (1913-2006). Celui-ci l’avait reçu de sa fille en septembre 1974, soit un mois après que le scandale du Watergate avait entraîné la démission de Richard Nixon (1913-1994) et son remplacement par celui qui était jusqu’alors son vice-président. Âgée de huit mois à son arrivée, Liberty figure sur de nombreuses photos de la Maison Blanche et de Camp David, la résidence de vacances de la présidence américaine. Câline et bien élevée, elle servait notamment de prétexte au président pour quitter prématurément les conversations dans le Bureau ovale.
  • La sénatrice américaine Elisabeth Warren (née en 1949) a aussi adopté un Golden mâle, répondant au nom de Bailey. Ce dernier a été mis en avant durant les primaires présidentielles démocrates de 2020. Il a fait plusieurs apparitions remarquées, notamment en s’incrustant dans une interview de CNN en octobre 2019, et a figuré sur des produits dérivés officiels et non-officiels : autocollants, laisses, t-shirt…

Le Golden Retriever dans la littérature

Le Golden Retriever a su inspirer de nombreux écrivains et est lui-même le héros de certains ouvrages. Ainsi :

  • À travers le personnage de Tara, une femelle présentée comme  le meilleur Golden Retriever de tous les temps, l’auteur américain David Rosenfelt (né en 1949) a mis en avant dans plusieurs romans l’adorable personnalité de cette race ;
  • L’auteur de best-sellers américain Dean Koontz (né en 1945) a également dédié de nombreuses histoires au Golden, dont il est un amoureux inconditionnel. Sa plus belle déclaration d’amour à cette race et à son chien Trixie figure dans Un chien en or, paru en 2019 ;
  • L’écrivain japonais Akira Mizubayashi (né en 1952) a quant à lui gagné le prix littéraire 30 millions d’amis en 2013 avec son roman Mélodie, Chronique d’une passion (2013), dédié à sa chienne Golden du même nom.
  • On retrouve également le Golden dans différents livres feel-good, comme Dog medecine (2017) de Julie Barton, qui valorise les chiens d’assistance, ou Daniel, the Golden Retriever (2022) de Tammy Tomlinson, un livre illustré pour enfants.

Le Golden Retriever dans la peinture

Le Golden Retriever a inspiré de nombreux peintres, notamment certains qui ont eu la chance de partager leur vie avec un représentant de cette race. On peut citer notamment :

  • le Britannique John Emms (1843-1912) et son tableau Two gun dogs (1898), qui met en scène un duo de Goldens posant dans une forêt lors d’une partie de chasse ;
  • Ward Bings (1880-1950), peintre anglais spécialisé dans les portraits de chiens, qui a représenté un spécimen en plein rapport d’une proie dans son tableau Golden Retriever carrying Game (1930) ;
  • Nina Scott Langley (1890-1964), célèbre dans le monde canin pour ses peintures et illustrations dédiées à cette race. Elle a notamment mis à l’honneur cette dernière dans son tableau Golden Retriever (1930), qui représente deux spécimens se reposant dans un paysage de campagne.
  • Aujourd’hui encore, le Golden reste une large source d’inspiration dans la peinture. Il faut dire aussi que son caractère docile et sa capacité à poser pendant de longues heures facilitent les choses. Le peintre contemporain Tom Mosser l’a parfaitement illustré en 2013 avec sa série Golden Retriever at the Museum : la première œuvre de la série représente simplement un chien doré regardant une balle de tennis exposée dans un musée.

Le Golden Retriever à l’écran

Avant l’arrivée de la 3D à la fin des années 90, le cinéma et le petit écran ont largement utilisé les compétences du Golden Retriever pour créer des personnages attachants et hauts en couleur.

Parmi les plus connus, il y a le chien acteur Buddy the Dog, qui a joué le rôle de Comet dans la série télévisée américaine à succès Full House (1987-1995) puis celui, plus emblématique, d’Air Bud dans la série américano-canadienne du même nom (1997). Cette dernière raconte l’histoire d’un chien qui se retrouve dans une équipe de basket du fait de ses capacités surprenantes. La télévision se souvient aussi de Brandon the Wonder Dog, un Golden qui a participé à plus de 80 épisodes de la série américaine Punky Brewster (1984) et qui s’est distingué notamment en faisant du skateboard.

Sur le grand écran, on peut citer Shadow, un sage Golden senior qui accompagne son maître dans Homeward Bound(1993), la nouvelle version du film de 1963 L’incroyable voyage (The Incredible Journey). Deux ans plus tard, en 1995, la comédie dramatique Fluke donne le premier rôle à un Golden suite à la réincarnation du héros dans le corps du chien. Mais le plus connu reste sans doute Dug, héros en 2009 du film d’animation Pixar Là-Haut (Up), qui refuse d’être méchant avec les nouveaux venus et contribuer à les sauver grâce à sa loyauté et son grand cœur.

Le monde du marketing profite lui aussi des talents d’acteur du Golden et de son image positive auprès du grand public en le mettant en scène dans toutes sortes de publicités. On peut citer par exemple le chien de la marque Midas dans les séries Everything is Golden, celui figurant en 2017 dans des publicités Amazon, ainsi que Stanley, Maddie et Lily, trois spécimens utilisés par Chevrolet dans une publicité diffusée notamment à l’occasion du Super Bowl 2014. Cinq ans plus tard, la race a de nouveau été mise à l’honneur pendant les coupures publicitaires du plus grand évènement sportif annuel d’Amérique du Nord : Scout, le Golden du PDG de WeatherTech, était en effet le personnage principal d’un spot destiné à promouvoir les services proposés par la société.

Golden Retrievers de célébrités

Le Golden est apprécié par de nombreuses célébrités du show-business.

Parmi les plus connus, on trouve l’acteur Adam Levine (né en 1979), qui possède un représentant de la race nommé Charlie ; l’actrice Emma Stone (née en 1988), qui partage sa vie avec un chien nommé Ren ; l’acteur Jackie Chan (né en 1954) et ses deux Golden JJ et Jones ; sans oublier la célèbre présentatrice Oprah Winfrey (née en 1954), qui en possède eux également : Golden Luke et Layla.

Golden Retrievers qui sont des célébrités

Non content d’avoir envahi la scène du show-biz, le Golden sait également assurer le spectacle et être lui-même une star. L’avènement des réseaux sociaux, avec notamment la montée en puissance d’Instagram et Tik-Tok, a permis à nombre de représentants de la race de devenir de véritables célébrités à part entière, bien aidés par leurs maitres et leurs personnalités délurées.

Certains toutefois n’ont pas attendu Internet pour faire parler d’eux. Ca a été le cas en particulier de Pinkie, une femelle qui dans les années 90 a gagné à plusieurs reprises le titre de Meilleur de la race au Westminster Kennel Club Dog Show, une des expositions canines les plus prestigieuses au monde. Elle bénéficiait d’un style de vie glamour et luxueux, rivalisant avec celui des nantis et autres célébrités humaines. Elle a été propulsée au rang de star quand elle a servi de mère de substitution à trois petits tigres, comme s’ils étaient ses propres chiots.

Le premier Golden devenu célèbre grâce aux réseaux sociaux se nommait quant à lui Bailey (2009-2016). Il a vite suscité la sympathie des internautes par ses comportements quasi humains : sur sa page Facebook , plusieurs photos le montrent ainsi en train de lire avec une paire de lunettes, de jouer au poker avec sa bande de copains ou encore de couper du bois pour chauffer la maison.

Parmi les plus connus des années 2020, il y a Tucker Budzyn, qui est devenu célèbre en 2019 aux États-Unis et ailleurs dans le monde grâce à sa réaction cocasse face au lisseur de sa maitresse. Il a remporté en 2021 le prix de l’animal le plus influent décerné par les American Influencer Awards, et est largement suivi par une communauté nombreuse et fidèle, notamment via sa page Facebook , son compte Instagram , son channel YouTube et son site web.

Enfin, dans un tout autre registre, certains chiens d’assistance sont également devenus des célébrités suite à de remarquables actes de bravoure. C’est le cas en particulier d’Orca, un Golden mâle formé par l’organisation caritative Canine Partners, qui a reçu en 2004 la médaille d’or de la PDSA (People’s Dispensary for Sick Animals), une association caritative au service des animaux blessés et malades à qui leurs propriétaires n’ont pas les moyens de fournir des soins adaptés. L’année précédente, à l’âge de 17 mois seulement et quelques jours à peine après avoir été confié à sa famille d’accueil, il avait sauvé la vie de sa maîtresse, coincée dans un fossé en fauteuil roulant, en bravant les intempéries et parvenant à ramener des secours.

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